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XVIIIO SIÈCLE
ïaites. Georges II était mort et avait eu pour successeur son petit-filsGeorges III. Georges II avait été comme son père un roi allemandet whig. Georges III, né en Angleterre, lut le premier roi vraimentanglais de la dynastie de Hanovre, mais ce lut un Anglais tory, dis-posé à s’appuyer sur le vieux parti monarchique, sur ces jacobitesqui (désespérant de voir jamais le retour des Stuarts) reportaientleur royalisme sur la dynastie usurpatrice. Le nouveau roi donnatoute sa confiance à son ancien gouverneur, lord Bule, et chercha àramener la paix. Pilt, qui soupçonnait l’existence du pacte de famille(demeuré quelque temps secret), proposait de prévenir l’Espagne parune déclaration de guerre. Mais Georges III ne voulut pas. L'illustreministre, comprenant qu'une autre politique prévalait dans le con-seil du roi, donna sa démission ; on ne tarda pas à reconnaître que saperspicacité n'avait pas été en défaut; le pacte de famille devint pu-blic et Georges III dut déclarer la guerre à l'Espagne. Cette résolu-tion fut accueillie avec enthousiasme par la nation anglaise, qui voyaitdans les colonies espagnoles une facile proie.
Paix de Paris et de Hubertsbourg . — La situation dela Prusse paraissait désespérée. Les deux impératrices,Marie Thérèse et Elisabeth, se croyaient enfin assuréesd’un prochain triomphe. Frédéric était àlireslau avecles débris de ses armées. Triste et abattu, il se déro-bait à toute société. Mais le grand capitaine n’en étaitpas moins résolu à finir ses jours avec gloire sous lesmurs de laeapitale de cette Silésie, l’objet de son ambi-tion et le témoin de ses héroïques faits d’armes. Iln’en était pas de même de ses troupes, dont le décou-ragement était si grand qu’elles parlaient de poser lesarmes si on les attaquait. On s’attendait donc à voir leGrand Frédéric succomber par son propre épuisement,quand la mortd’Elisabeth vint déjouer toutes les prévi-sions. Son successeur, Pierre 111, non seulementabandonna l’alliance autrichienne, mais réunit sestroupes à celles du roi de Prusse, dont il était depuislongtemps l’admirateur. Ce fut un coup de foudre pourl’Autriche. Frédéric repritaussitôt l’offensive et chassales Autrichiens de la Silésie. Le nouveau tsar, il est