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Histoire Moderne.
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RÉVOLUTION D’AMÉRIQUE

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XVII. Révolution d’Amérique, Tentatives de réformes.

1773-1783

La révolution d’Amérique est l'un des plus grands événements destemps modernes. Cette puissante révolution démocratique qui s’ac-complit dans le Nouveau Monde fait un étrange contraste avec lepartage de la Pologne, cette révolution aussi, niais toute monarchi-que, qui bouleverse alors le monde civilisé. Le vent révolutionnairene tarde pas à souffler d'Amérique en Europe. Les idées de liberté,d’égalité, de droit naturel, déjà très répandues sur le continent,trouvent un aliment nouveau dans la contemplation de cette répu-blique basée entièrement sur des principes modernes. Les^ quelquestentatives de réformes monarchiques sont trop incomplètes poursatisfaire l’opinion publique et contenir l’essor des esprits, avidesde nouveauté.

50. Révolution d'Amérique. (1773-1783). — Situa-tion intérieure des colonies anglaises de l’Amérique duNord. — Les colonies anglaises de l’Amérique du Nordfurent fondées à la suite des troubles qui agitèrent laGrande-Bretagne au commencement du XVII e siècleet durent à cette origine un caractère tout particulier.Leur rapide prospérité et le développement de leursinstitutions devaient les pousser vers l’indépendance.Longtemps, il est vrai, la nécessité de trouver un appuidans leurs luttes contre les établissements français etespagnols contraignit les colonies anglaises à se ratta-cher fortement à la mère patrie. Mais une fois dégagéspar le traité de Paris des étreintes de leurs voisins, lesAnglo-Américains, croyant pouvoir se passer de lamétropole, aspirèrent à l’autonomie.

Les colons anglais différaient beaucoup de ceux des autres nations.Ce n’étaient pas en général des gens avides de faire fortune et pres-sés de retourner en Europe, mais des colons à la façon antique, c’est-à-dire des hommes qui n’avaient quitté leur ancienne patrie que pouren fonder une nouvelle et faire de la culture du sol la base même deleur existence. Dès l’origine les colonies anglaises d’Amérique nesont pas, comme tant d’autres, de simples comptoirs eu des associa-