RÉVOLUTION 1)’AMÉRIQUE
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obtenir que l’acte fût révoqué. Cette mesure fut accueilliedans toute l’Angleterre par des feux de joie, tant la causeaméricaine était sympathique à la masse de la nation.
Le parlement, dominé par les tories, n’avait entendufaire qu’une concession momentanée. Il déclara qu’ilmaintenait son droit de lever des impôts dans les colo-nies.Cet acte déclaratoire irrita plus vivement les Amé-ricains que l’acte du timbre lui-même. Ce qui les avaitblessés, en effet, dans cette dernière mesure, ce n’étaitpas le fait de payer des contributions à la métropole,mais la prétention que s’arrogeait celle-ci de les imposersans leur consentement. Aussi, quand le parlement, afinde maintenir-son prétendu droit, essaya de lever unelégère taxe sur le thé, la colère des Américains redou-bla. Ils préférèrent se passer de thé plutôt que de payerla taxe. Des désordres éclatèrent sur plusieurs points.Le gouvernement, ayant eu recours à la force arméepour les réprimer, l’irritation populaire ne fit que croî-tre. Cet état de choses durait depuis plusieurs années,quand un nouvel incident fit éclater la révolution.
Soulèvement de Boston (1773). — Des jeunes gensde Boston jetèrent à la mer une cargaison de thé venued’Angleterre. Le gouvernement anglais, irrité de cetacte audacieux, frappa le port de Boston d’interdit etenvoya des troupes. Ces mesures provoquèrent enAmérique un soulèvement général. Un congrès, formédes délégués de toutes les provinces, se réunit à Phi-ladelphie et envoya au roi. au Parlement et à la nationanglaise plusieurs adresses pour demander la révoca-tion des derniers bills ainsi que le maintien des droitsdes colonies.
Ces écrits, rédigés avec autant de modération que d'énergie, eausèrent en Europe une profonde sensation. En Angleterre même, laplus grande partie de la nation approuvait les réclamations des colo-nies. Il y eut de violentes discussions au sein du Parlement. Des