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Histoire Moderne.
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REVOLUTION FRANÇAISE

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ton, le héros du 10 août, le tribun qui jusqu’alors avaitsoulevé toutes les tempêtes révolutionnaires, voyantla révolution près de se perdre par ses excès, voulaitramener l’ordre et le règne des lois. Les dantonistesavaient pour organe le Vieux Cordelier, rédigé parCamille Desmoulins, qui attaquait avec éloquence leshébertistes et le comité de salut public. Ce dernier, di-rigé par Robespierre et St-Just, résolut de se débar-rasser d’abord des hébertistes qui déshonoraient la ré-volution, et il fit condamner à mort Hébert et ses prin-cipaux sectateurs. Quelques jours après, Danton, Des-moulins et les autres chefs des modérés subirent lemême sort.

Triomphe de Robespierre. — Robespierre triom-phait. Il semblait près d’atteindre le terme de son am-bition, une sorte de dictature personnelle. Il avaitpourtant encore quelques rivaux, qui n’étaient pasdisposés à lui abandonner le souverain pouvoir. C’estalors que cet homme étrange conçut le projet de réa-gir contre les croyances matérialistes qui prévalaientchez les Jacobins et qui avaient produit le Culte de laRaison. Voulant repousser l’accusation d’athéismefaite à la Révolution, il engagea la Convention à recon-naître solennellement l’existence de l’Etre suprême etl’immortalité de l’âme. Il fit même instituer une fêtede l’Etre suprême avec un éclat théâtral qui ne servitqu’à exciter les railleries des Parisiens. Les adversairesde Robespierre saisirent cette occasion pour le tourneren ridicule. Robespierre irrité résolut de se débarras-ser de ses derniers ennemis jacobins. Il proposa uneloi (dite loi de prairial) qui livrerait aux fureurs dutribunal révolutionnaire tous les accusés, même lesmembres de la Convention (22 prairial, 10 juin 1794).La Convention hésita à voter cette loi de sang. Maisterrorisée par l’influence de Robespierre, elle finit par