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renonça subitement et dirigea à marches forcées vers leRhin les sept corps de la grande armée. L’Autricheallait payer pour l’Angleterre. Elle avait cru surprendreNapoléon en envahissant la Ravière. Mais son arméepresque entière fut enveloppée à Ulm par l’empereur etobligée de poser les armes. Ce dernier aussitôt marchasur Vienne, entra dans cette capitale et courutau-devantdes Austro-Russes qu’il défit complètement à Austerlitz(2 décembre 1805). L’Autriche, abattue, signa la paixde Presbourg : elle céda 1 ’lstrie et la Dalmatie à laFrance, les états vénitiens au royaume d’iTALiE, leTyrol et le Vorarlberg à la Ravière, enfin ses posses-sions de la Souabe aux princes de Wurtemberg et deRade. — La lutte avec la Russie ne fut que suspendue.Elle continua avec l’Angleterre, qui avait eu sur merson Austerlitz : Nelson avait remporté sur la flotte fran-çaise l’éclatante victoire de Trafalgar (20 octobre).
Usurpations de Napoléon. — La paix de Presbourgfut suivie de nouvelles usurpations. Napoléon distribuades couronnes à ses frères, à ses soeurs, à ses généraux.Le royaume de Naples fut donné à Joseph ; la Hollandeérigée en royaume fut de même donnée à Louis. Ceux-cine devaient être que les lieutenants de leur frère. Enmême temps l’Allemagne était bouleversée; les derniè-res souverainetés ecclésiastiques disparurent au profitdes princes ; Rade devint un grand-duché, le Wurtem-berg et la Bavière des royaumes; enfin l’empire lui-même cessa d’exister. François II abdiqua la dignitéimpériale et commença, sous le titre de François I or ,la série des empereurs d’Autriche. Les princes alle-mands alliés de la France formèrent la Confédérationdu Rhin, dont Napoléon était déclaré protecteur.
Quatrième coalition. — Batailles d’Iéna, d’Eylauet de Friedland. Paix de Tilsit (1806-1807). — Maîtrede l’Italie et de l’Allemagne, Napoléon dominait leçon-