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sormais ce ne sont plus les gouvernements, mais les peuples quivont se soulever contre Napoléon.
Occupation de Rome. Soulèvement de l’Espagne(1808). — Le pape Pie VII fut le premier des alliés deNapoléon qui refusa de fermer ses ports aux Anglais.L’empereur irrité annexa le patrimoine de Saint-Pierre àla France et retint le pape prisonnier à Savone. Le Por-tugal fut de même occupé par les troupes françaises àcause de ses relations avec l’Angleterre. L’Espagne enfinfutbouleverséepour le même motif. Voulant s’assurerlapéninsule, Napoléon s’empara violemment des provin-ces del’Ebre. Le peuple irrité s’en prit à Charles IV, et leforça d’abdiquer en faveur de son fils Ferdinand VII.Aussitôt Napoléon intervint ; il eut une entrevue àBayonne avec ces deux princes, et après avoir obtenude l’un et de l’autre une abdication, il fit proclamer roison frère Joseph, qui laissa le trône de Naples à Murat.
Aussitôt le cri de: Mort aux Français retentit danstoute la péninsule et une formidable insurrection éclata.Les moines prêchèrent la guerre comme une croisade.Les Anglais fournirent desarmes, de l’argent etdes trou-pes; le soulèvement de l’Espagne était leur salut; Napo-léon leur avait fermé le continent ; ils allaient y pénétrerpar la péninsule. A la vérité Joseph put entrer dans sacapitale, et les Français s’avancèrent jusqu’en Andalou-sie. Mais la division du général Dupont fut enveloppée :celui-ci signa la honteuse capitulation de Baylen, parlaquelle son armée se rendait à discrétion. Les Fran-çais furent chassés du Portugal par le général anglaisWellington , et Joseph dut abandonner Madrid.
Entrevue d’Erfurth (octobre 1808). — Napoléon enEspagne (novembre et décembre 1808). — La capitula-tion de Baylen produisit en Europe une immense sensa-tion; elle enleva aux drapeaux français leur prestige,ranima tous les ennemis de Napoléon et fut l’une des
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