],K NOUVEL EMPIRE d’alLEMAII.NE îMÜ)
Une révolution éclata à Paris, proclama la République etinstitua un gouvernement de la défense nationale, dé-cidé à défendre énergiquement le sol de la France.
La guerre allait donc continuer. Elle se concentraautour de Paris, qui fut investi par l’armée allemande.Longtemps la capitale espéra être secourue. Sous l’im-pulsion de Gambetta, de nouvelles armées furent for-mées et livrèrent de nombreux combats en vue de dé-gager Paris. De son côté la garnison de cette ville tentaplusieurs sorties. Mais ce fut en vain. Les Français n’é-prouvaient que des revers. Strasbourg et Metz, les deuxboulevards delà France, avaient capitulé. Paris capitulaà son tour (28 janvier 1871). Une assemblée nationalese réunit à Bordeaux (12 février), qui nomma Thierschef du pouvoir exécutif et accepta les préliminairesde paix signés à Versailles, puis bientôt définitivementratifiés par la paix de Francfort (10 mai). La Francecédait à l’Allemagne l’Alsace et la Lorraine allemandeavec Metz et Thionville. Elle devait payer en outreune indemnité de guerre de cinq milliards.
Chute de la puissance temporelle du pape. Le nou-vel empire d’A llemagne. — La guerre franco-allemandeeut des résultats plus graves encore que la guerre aus-tro-prussieune. A peine avait-elle commencé que lesItaliens étaient entrés à Rome et avaient mis fin au pou-voir temporel du pape (20 septembre 1870). Rome re-prenait sa position naturelle de capitale de l’Italie etl’unité de la péninsule était enfin achevée.
L’unité de l’Allemagne suivit de près. Pendant lesiège même de Paris, les princes allemands offrirentla couronne impériale au roi de Prusse dans le palaisde Louis XIV à Versailles (18 janvier 1871). Ainsi futrétabli sur de nouvelles bases l’ancien empire d’Alle-magne. La Prusse prit la place qu’avait jadis occupéel’Autriche, Berlin devint la capitale de l’empire.
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BIST. MOD.