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La dissection du corps humain amena à la connais-sance exacte de l'anatomie, ignorée jusque-là. Kl le
date du XVI. siècle. Au \ Vil""' seulement, l’Anglais
Harvey découvrit les lois de la circulation du sang etposa les bases de la physiologie. La médecine, empi-rique et routinière jusque-là, devint peu à peu scien-tilique.
CHAPITRE III
Les guerres d'Unlie.
S 10. Etat politique de l’Italie. — L'Italie était brillantepar les arts et par la richesse de ses villes. Mais cetteprospérité même devenait une source de danger : elleexcitait les convoitises des peuples du nord. Et cesconvoitises s'allumaient d’autant plus fortes que Lltaliesemblait une proie plus facile. Elle ne formait pas unEtat unique; elle se Lrouvail morcelée en un grandnombre de républiques et de principautés, hostiles etrivales, en lutte perpétuelle les unes avec les autres.
Dans l’intérieur de chaque Etat, des compétitionsdiverses éclataient. A Milan, les ïSforza avaient enlevéle pouvoir aux Viseonti, et le jeune (laléas Sforzaétait menacé par son oncle, Ludovic le More. A Flo-rence se dessinait une faction opposée aux Médicis. A'Hoirie, l'autorité des papes suscitait aussi des insis-tances. A Naples, la maison d'Aragon avait supplantéla maison d’Anjou ; mais celle-ci n’avait pas renoncé àses droits.
La prospérité matérielle avait amolli les courages.Pour faire la guerre, les Italiens ne possédaient pasd’armées nationales. Ils engageaient des soldats merce-naires, sous la conduite de capitaines ou condottiere s.