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Ces Iroupes sans patriolisme se battaient, sans enthou-siasme et (lassaient souvent d’un camp dans l’autre.
S 1 1. Les guerres sous Charles VIII. — Louis XI avaitaccompli l’unité du royaume de franco : ses succes-seurs auraient dû se contenter d'achever son (ouvre.Mais ils n'eurent pas le bon sens de comprendre leurtâche 1 . L’Italie semblait une proie trop facile à leurambition. Les rois français se laissèrent tenter par « sagloire et ses fumées ».
Chaules VIII (1483-1 49, S) avait reçu de sa sœur .Annede Bauujcu une situation intacte. Son mariage avecAmie de Bretagne était un pas de plus vers l’unité duroyaume. Mais ce jeune prince, d’esprit lourd et borné,avait eu l'imagination faussée par la lecture desromans de chevalerie. Il se croyait appelé à de grandeschoses, à dominer l'Italie, à conquérir Constantinople,à reprendre le Saint-Sépulcre aux infidèles. Les Italiens,divisés entre eux, l’appelaient secrètement.
Charles VIII revendiqua alors le royaume de Naples,en sa qualité d'héritier de la maison d’Anjou, dépos-sédée par la maison d'Aragon. Il s’assura la neutralitéde l'Autriche et de l’Angleterre, puis il franchit lesmonts. Son voyage s’ell’eclua dans les meilleures con-ditions possibles. Les condottières se dispersaient à sonapproche. Il-traversa triomphalement le .Milanais, laToscane, les Ktats pontificaux, et arriva a Naples. Le roivenail de s’enfuir. Charles y fit son entrée en grandepompe, sous des arcs de triomphe et au milieu desacclamations du peuple (i il>•">).
Mais bientôt une ligue formidable se forma contre laFrance. Le pape, l’Kmpereur, le duc de Milan, Veniseet l'Kspagne s’unirent et cherchèrent à enfermer le roidans sa conquête. Charles dut quitter en hâte son nou-
1 Louis XI répétait qu'un village 1 sur la fronlière vaut mieux<{u'uu royaume au dolà dos monts.