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veau royaume. Au débouché de l’Apennin, à l-'ornoue,trente mille hommes lui barraient le passage. Il fonditsur eux avec des forces beaucoup moindres, et la furiafrancese eut bientôt raison des Italiens. Ceux-ci furentdispersés et Charles VIH put rentrer en France. Naplesn’en était pas moins perdue.
§ 12. Louis XII (1498-151:1). — Avec Charles VIIIs’éteignit la ligne directe des Valois. Loris XII, qui luisuccéda, fut le chef de la branche des Valois-Orléans.
A l’intérieur, le règne de Louis XII fut bienfaisantpour la France. Le roi sut maintenir l’ordre: il réprimacertains abus, diminua les charges qui pesaient sur sessujets et réforma l’administration de la jusLire. Il amérité le nom de Père du Peuple, que lui décernèrentles Etats généraux 1 . A peine monté sur le trône, ilépousa la veuve de Charles VIII, pour conserver la Bre-tagne à la France.
Sa politique extérieure fut moins heureuse. Aux pré-tentions de la maison d’Anjou sur Naples, il joignait lessiennes propres sur Milan, en sa qualité de petit-fils deValentine Visconti. Louis attaqua d’abord le Milanais.Ludovic le More, trahi par les Suisses à Novare, fut faitprisonnier : la ville de Milan se soumit. Four s’emparerplus facilement du sud de la péninsule, Louis XII s’en-tendit avec le roi Ferdinand d’Aragon, cousin de Fré-déric, roi de Naples. Ce dernier fut dépouillé de sesétats. Mais aussitôt après, les Français et les Espagnolsse brouillèrent, et les premiers linirenL pur être chassésdu sud de l’Italie. Far le truité de lllois. Louis XIIrenonçait à Naples.
Au nord, Louis XII rencontra un adversaire dans lapersonne du pape J unies JL Ce pontife guerrier et
1 « .J’aime mieux, disait-il. voir les courtisans rire de mmi ava-rice',que le peuple pleurer de mes dépenses.» — « Le mi de Krann*n’a pas à venger les injures du duc d’( trléans », dit-il à la Trémouillr,qui avait combattu contre lui à l’époque d’Anne de Beaujeu.