2<i HISTOIRE OÉNÉliALE
canons et une ('xcellenle cavalerie. Les Suisses, peudésireux de se mesurer avec lui, avaient déjà entamédes négociations, lorsque le cardinal Matthieu Schinner.évêque de Sion et l’un des plus zélés défenseurs de lapolitique pontificale, les entraîna dans la bataille deMarignan.
Les Suisses, n’écoutant que leur courage, foncèrentsur les troupes françaises (l.’l septembre lob». Mais ilsne purent réussir à les entamer. Ils souffrirent beau-coup des décharges de l’artillerie ennemie, qui fauchaitdes rangs entiers. La nuit vint interrompre le combat.Le lendemain, les assaillants reprirent l’attaque. Maisau plus fort de la mêlée, on vit déboucher les troupesde la république de Venise, alliée de la France en cemoment. Les Confédérés durent abandonner le champde bataille. Ils se replièrent en bon ordre et regagnè-rent leurs montagnes. Mais la défaite de Marignan leuravait porté un coup sensible ; elle brisa leur puissancemilitaire. Dès lors les Confédérés se contentèrent deservir comme mercenaires dans les armées des grandespuissances : ils renoncèrent à jouer un rôle importantdans la politique européenne.
François I e '' se bâta du reste de conclure avec eux laPaix perpétuelle.
La victoire de Marignan mit (in à la Sainte-Ligue.Jules 11 étant mort, son successeur Léon X fit la paixavec la France. François I er garda le Milanais, mais pourquelques années seulement.