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Français pour le reprendre échouèrent. Dans la pre-mière périt Bayard, le « chevalier’ sans peur et sansreproche » (1524); dans la seconde, François h’ 1 * ' futcomplètement vaincu à Pavie ( 1525) et fait prisonnier 1 .Il dut signer le traité de Madrid, par lequel il renonçaità ses prétentions sur l’Italie et promettait même derendre la Bourgogne à son rival (1529).
Dès qu’il fut libre, François refusa de s’exécuter, et laguerre recommença. Le roi de France essaya de s’allierau pape contre FFmpereur.- .Mais une année allemandepénétra en Italie ; elle était commandée par le connéta-ble de Bourbon, qu’une intrigue avait chassé de Franceet jeté dans le parti adverse. La ville de Borne fut prised’assaut et mise à sac. Une tentative des Françaissur Naples échoua. Enfin l’on conclut, à Cambrai,( 1529), la paix des dames s . Charles-Quint renonçait à laBourgogne et François I er renonçait à l’Italie.
Cette paix dura six ans. Charles-Quint employa cerépit à lutter contre le protestantisme allemand 3 etcontre les Turcs. Allié à ces derniers, le roi de Francerouvrit les hostilités en 1536. La guerre se fit presqueexclusivement dans le nord de l’Italie et en Provence.Cette province fut envahie et Marseille menacée. Cepen-dant la lutte se termina bientôt par la trêve de Nice(.1538). A la suite de ce traité, Charles-Quint traversa laFrance pour aller comprimer une révolte de la ville deGand ; François I er le reçut avec distinction 4 . La récon-ciliation entre les deux adversaires paraissait complète.
1 « Madame, écrivait-il à sa mère, loul est perdu fors l'hon-neur et la vie (jui est sauve. »
- Ainsi nommée parce quelle fut négociée par Marguerite d'Au-triche, tanle de Charles-Quint, et Louise de Savoie, mère du roide brance.
3 Voir plus bas. p. 38-40.
i «L’Kmpereur Charles est bien fou, aurait dit le bouffon du roi,de se mettre à votre merci. Vous l’ètes davantage en le laissantéchapper. »