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avait passé à l'ennemi 1 . Les troupes françaises occupè-rent les trois évêchés de Metz, de Tout et de Verdun.Charles-Quint voulut à toute force reprendre Metz; ilvint l’assiéger avec 90000 hommes. Mais la ville étaitdéfendue par François de Guise, et elle lit une héroïquerésistance. Charles-Quint fut repoussé. 11 signa la. trêvede Vaucelles. Puis il abdiqua, laissant l’Autriche à sonfrère Fekdinand et le reste de ses possessions à son fils
PlIILIRI'H II.
Philippe II d’Espagne recommença la lutte. 11 avaitépousé Marie Tudor d’Angleterre, et disposait ainsi desforces de ce pays. L’armée française fut complètementvaincue et presque anéantie dans la bataille de Saint-Quentin. Mais Philippe ne Sut pas protiterde sa victoire.•Au lieu de marcher sur Paris, il s’attarda au siège deSaint-Quentin. La France eut le temps de se ressaisir.Guise reprit Calais : la reine d’Angleterre en mourut dedouleur. Privé de son concours, Philippe II signa lapaix de Cateau-Cambrésis (1559). La France renonçait àl’Italie, mais elle conservait les trois évêchés, plusCalais.
Henri II était un prince faible, qui subit toujoursl’irdluence de son entourage. Sous son règne, la royautéperd de son prestige et, à côté d’elle, on voit s’éleverla puissante famille des Guises, branche cadette de lamaison de Lorraine. Henri II persécuta aussi les réfor-més.
Il mourut après la paix de Cateau-Cambrésis d’uneblessure reçue dans un tournoi (1559).
1 Voir p.