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HISTOIRE GENERALE
Anglais (1588). La marine espagnole ne se releva pas dece désastre.
Lorsque Philippe II mourut, en 1598, il avait, il estvrai, obtenu l’unité de la péninsule et extirpé l’hérésiede ses Etats. Mais il n’avait pas réussi à faire prédomi-ner le catholicisme dans le reste de l’Europe. La défec-tion des Pays-Bas diminuait considérablement les pos-sessions de sa maison. Le Portugal n’était que momen-tanément soumis. Quant à l’Espagne, Philippe la laissaitdiminuée moralement et matériellement. Le peuplecroupissait dans la pauvreté et l’ignorance. La décadencecommençait. Elle s’accentua sous le règne de Philippe III(1598-1021) et de Philippe IV (1021-1005).
Le XVII' 1 '® siècle cependant fut celui de la Renais-sance espagnole. Il vit les littérateurs Cervantès, Lopede Vega, Calderon, et les peintres Velasquez et Murillo.
CHAPITRE VIH
Les «lierres (le religion en France.
S 30. Caractère des guerres de religion. — LaRéforme avait déjà des adhérents en France sous lerègne de François I er . Elle progressa tout d’abord grâceà l’influence de Calvin. Henri II la persécuta violemmentsans l’étouffer. A sa mort (1559), on comptait en Francedeux mille cinq cents églises réformées. La doctrinenouvelle avait pénétré surtout dans la haute bourgeoisieet la noblesse. Antoine de Bourbon, roi de Navarre, leprince de Condé, l’amiral Coligny en étaient les princi-paux chefs. Leurs adversaires les appelaient Huguenots,et ce nom servit à désigner les protestants de France.
A Henri II succédèrent ses trois fils, princes faibleset sans énergie. Leur mère, Catherine de Médicis,