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HISTOIHK GKNKUALI'.
liaient des concessions importantes. Mais ces conces-sions exaspéraient les catholiques sans satisfaire leursadversaires, et les hostilités recommençaient aussitôt.
S 31. Les premières guerres de religion sous Charles IX.— François 11, qui succédait à Henri 11, son père,n’avait que seize ans. Il régna une année (1559-156U). Ilavait épousé Marie Stuart d’Ecosse, nièce des Guises.Grâce à l’inlluence de la jeune reine, ceux-ci devinrenttout puissants, et persécutèrent les calvinistes. Leshuguenots tentèrent alors la conjuration d’Amhoise,dans le but de renverser les Guises et s’emparer du gou-vernement. La conjuration fut découverte et répriméed’une façon sanglante. Mais le roi mourut sur ces entre-faites. La reine, conseillée par le chancelier L’Hôpital 1 ,accorda aux protestants l’édit de juillet (1561) et Y éditde janvier (1562). Le second fils d’Henri II, Cuaiu.ks IX,encore mineur, venait de monter sur le trône (I56U-1574).
Ges concessions irritèrent au plus haut point lescatholiques. Des rixes avec les réformés éclatèrent enplusieurs endroits. L’une d’elles dégénéra en un affreuxmassacre. Les gens du duc François de Guise attaquè-rent, à Yassy, des huguenots sans défense qui célé-braient leur culte dans une grange, et les mirent àmort (1562).
Cet acte barbare fut le signal des guerres de religion.Les catholiques cherchèrent du secours auprès de l’Es-pagne et du pape, les réformés auprès de l’Angleterreet des protestants d’Allemagne.
Les trois premières guerres furent sanglantes. Lechef des catholiques, François de Guise, périt assassinépar un gentilhomme calviniste. Le chef des huguenots,le prince de Condé, succomba sur le champ de bataille.
1 Seul en France, L’IIûpilal pratiquait la tolérance : « (Ju’est-ilbesoin de bûchers et de tortures. Garnis de vertus et munis debonnes mœurs, résistez à l’hérésie. »