HISTOIRE GÉNÉRALE
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Greij, arrière petite-fille d’Henri VII, que Warwickavait voulu pousser au trône, péril sur l’échafaud.
Mais Marie Tudor ne tint pas sa parole. Elle rétablitle catholicisme en Angleterre, et replaça l’Eglise de cepays sous l’autorité du pape. Elle persécuta violemmentles anglicans. Des milliers de victimes périrent sur lebûcher. Marie épousa Philippe II, roi d’Espagne, etentraîna sa patrie dans la lutte avec la France. L’Angle-terre y perdit Calais (1558) et Marie en mourut de cha-grin 1 .
§ 37. Elisabeth Tudor et Marie Stuart. — Après lamort de Marie, sa sœur Elisabeth, fille d’Anne lioleyn,monta sur le trône. C’était une princesse intelligente eténergique, mais dissimulée et cruelle. Elle avait promisà Marie de respecter le catholicisme; mais les papistesla considéraient comme une fille illégitime et reconnu-rent, en qualité d’héritière, sa cousine Marie Stuart,reine d’Ecosse. Il n’en fallut pas davantage pour rame-ner Elisabeth au protestantisme et pour faire éclaterentre les deux reines une rivalité tragique.
L’Eglise anglicane fut rétablie. Sa confession de foiest résumée dans les trente-neuf articles, qui sont encoreen vigueur aujourd’hui. Mais beaucoup d’Anglais res-tèrent secrètement attachés au catholicisme. D'autres,trouvant la religion officielle trop formaliste, s’en tin-rent strictement au calvinisme, qui avait envahi l’Ecosseet faisait en Angleterre de nombreux prosélytes. Ceux-ciprirent le nom de puritains.
Le royaume d’Ecosse resta catholique sous le règnede Jacques Stuart (1513-1542). Mais à sa mort, laRéforme y fit de grands progrès pendant la minorité desa fille et unique héritière, Marie Stuart. Jean Knox,disciple de Calvin, fut un zélé prédicateur des doctrines
1 « Si l’on ouvrait mon cœur, disait-elle en mourant, on y liraitle nom de Calais. »