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UrSTOIBE GÉNÉRALE
testants. Cette ville, toujours animée par l’esprit de li-berté, avait refusé d’exécuter l’édit de restitution. Tillyvint l’assiéger. Après une longue et héroïque résistance,la cité fut prise d’assaut et horriblement pillée. Unebonne partie de la population périt ; la ville fut com-plètement détruite par les flammes (1631).
Ce désastre fit taire les scrupules des protestants.L’électeur de Saxe, attaqué par Tilly, appela Gustave-Adolphe à son secours. Celui-ci vainquit Tilly dans labataille de Tireitenfeld, près de Leipsig (septembre1631). Puis il traversa la Thuringe et la Franconie, ar-riva sur le Rhin et s’établit à Mayence.
Au printemps de l’année 1632, Gustave-Adolphe re-prit sa marche victorieuse. Il traversa la Bavière, vain-quit Tilly à Ikdn sur le Lech. Le vieux général, griève-ment blessé, succomba quelques jours après. Le Sué-dois prit ensuite Augsbourg et enfin Munich. La Ligueétait anéantie (1632).
L’arrivée de Gustave-Adolphe avait forcé l’Empereurà rappeler Wallenstein. Celui-ci s’était fait longtempsprier. Pour le gagner, l’Empereur lui promit une ré-compense extraordinaire ; il dut en outre lui laisser lecommandement absolu de son armée et le droit d’endisposer à sa volonté. Alors Wallenstein consentit àrentrer en campagne.
Les deux meilleurs généraux de l’époque se trouvè-rent bientôt aux prises. Mais ils semblaient craindre l’unet l’autre une rencontre décisive. Pendant sept semaines,ils restèrent en présence, non loin de Nuremberg. Puis,tout d’un coup, Wallenstein fondit sur la Saxe. A mar-ches forcées, Gustave-Adolphe accourut au secours del’électeur. La bataille se livra près de Lützen. Les Sué-dois vainquirent Wallenstein, mais Gustave-Adolphepérit dans la mêlée. Néanmoins sa mort n’arrêta pas les-opérations militaires. Le chancelier de Suède, O.ren-stierna, prit la direction des affaires; la France fournitdes subsides. Des généraux formés à l’école de Gustave-