LA MONARCHIE ABSOLUE
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point seulement, ils se montraient irréductibles. Ilsn’admettaient pas que le roi prélevât des taxes sans leconsentement du Parlement. Et toutes les fois que leParlement était appelé à voter des taxes, il faisait au roides remontrances sur sa mauvaise administration. Onreprochait aussi au monarqued’accorder sa confiance à deshommes indignes et incapables.
Parmi eux, le plus impopulaireétait le duc de Buckingham. Lafaveur dont il jouissait augmentale mécontentement général.
S ô I. Charles I er (1625-1 (549). —
Charles I er , fils de Jacques etépoux d’Henriette de France,sœur de Louis XIII, était unprince chevaleresque et biendoué, mais enclin à la duplicité 1et imbu, comme son père, desthéories absolutistes.
La lutte avec le Parlementcommença aussitôt. Pour secou-rir les protestants de France etd’Allemagne, Charles I er avaitbesoin d’argent. Afin d’amadouerles Chambres, il consentit à si-gner la pétition des droits, sui- Fi n- gs -.~ Charle ? Ier '
, d apres van Dyk.
vant laquelle personne ne peut
être arrêté sans motif ou contraint à payer un impôtnon voté par le Parlement.
Mais ces concessions ne ramenèrent pas la paix.Alors le roi, sur l’avis de ses principaux conseillers,lord Strajford et l’archevêque Laud, résolut de gouver-ner à sa guise et sans Parlement. Deux tribunaux
' Cromwell l’a appelé « le plus déterminé des meilleurs ».