LA REVOLUTION
Bonaparte réussit néanmoins à remporter une vic-toire sur ces dernières; quoique trois fois j>1 us fortes,elles furent écrasées 1 (juillet 1799). Mais à la nouvelledes événements de France, le général résolut de rentrerimmédiatement dans son pays. Il laissa à Kléber le com-mandement, s’em-barqua à Alexan-drie, échappa auxvaisseaux anglais etdébarqua à Fréjus(8 octobre 1799).
§114. Guerre con-tre la deuxième coa-lition.— Pendant leséjourde Bonaparteen Egypte, les af-faires de l’Europeavaient pris uneto'urnuregrave. Lesnégociations diplo-matiques entaméesà Hastatt traînaienten longueur. Laprise de possessionde la Suisse et de l’Italie par les troupes du Directoireirrita les puissances voisines. Le tsar de Russie, Paul I er ,haïssait la République triomphante; l’Autriche aspiraità prendre sa revanche. Les ennemis de la Franceconclurent alors une deuxième coalition, dans laquelleentrèrent l’Angleterre, l’Autriche, la Turquie, la Sicile,la Russie, le Portugal (fin 1798). La Prusse, par contre,où Frédéric-Guillaume III (1797-1840) avait succédé àFrédéric-Guillaume II, garda la neutralité.
Les armées françaises, attaquées sur une ligne allant
Fig. il. — Innocence, de Greuzc (f 1806).
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1 Bataille d’Aboukir.