LA REVOLUTION
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voulut aussi rassurer les grandes puissances en proles-tant de ses intentions pacifiques. Mais il faisait, enmême temps, de sërieu-x préparatifs militaires. LesEtats européens recommencèrent la lutte ; une septièmecoalition se reforma contre la France.
L’Empereur, suivant sa tactique habituelle, prévintses ennemis; il pénétra en Belgique, où les alliés luiopposèrent l’armée anglo-allemande, commandée parWellington, et l’armée prussienne, sous les ordres deBlücher. Napoléon remporta une dernière victoire àLigny sur Blücher ; son lieutenant Ney lutta énergi-quement contre Wellington aux Quatre-Bras, au sud deBruxelles (16 juin 1815). Mais il ne put empêcher lajonction des troupes coalisées, qui s’opéra dans lafameuse bataille de Waterloo. L’armée française futcomplètement anéantie (18 juin 1815).
Les alliés entrèrent une seconde fois à Paris, rame-nant avec eux Louis XVIII. Napoléon, après avoir abdi-qué en faveur de son fils, s’enfuit à Rochefort, tenta envain de s’embarquer pour l’Amérique, et se rendit enfinsur un navire anglais. Les vainqueurs le traitèrent enprisonnier de guerre et l’internèrent, en cette qualité,dans l’île de Sainte-Hélène 1 .
La France signa le second traité de Paris. Sous pré-texte que les Bourbons n’avaient pas su se maintenirseuls au pouvoir, les puissances exigèrent des garanties.La France dut céder plusieurs forteresses 2 . En outre,elle consentait à une énorme indemnité de guerre et àl’occupation de dix-sept places de sa frontière par150 000 hommes de troupes alliées.
§ 132. Traités de Vienne. — En septembre 1814 s’était
1 O fi il mourut en 1821. Son fils vécut à Vienne, sous le nom deduc de Reiclistadt; il y mourut en 1832.
2 Aux Pays-Bas, Philippeville et Marienbourg ; à la Prusse,Sarrelouis et Sarrebruck ; à la Bavière, Landau.