HISTOIRE CONTEMPORAINE
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l’est, avec les troupes wurteinbergeoises et badoises,qui occupaient l’ouest. Elles lurent vaincues séparé-ment. Francfort, Wurzbourg, Nuremberg ouvrirentleurs portes, et l’armistice fut signé le 2 août.
La paix générale fut conclue à Prague, le 23 août 1866.L’Autriche consentait à la dissolution de l’ancienneConfédération germanique et à la reconstitution d’unnouvel Etat allemand dont elle serait exclue ; elle recon-naissait par avance les changements territoriaux qu’ilplairait à la Prusse d’opérer dans le nord ; elle cédait àla Prusse sa part du Schleswig-Holstein ; elle payait uneindemnité de guerre.
Le Schleswig-Holstein, le Hanovre, la Hesse électo-rale, le duché de Nassau, la ville libre de Francfortfurent aussitôt incorporés à la Prusse.
Les Etats du sud recouvrèrent leur territoire à quel-ques légères exceptions près. Ils furent contraints deconclure avec la Prusse une alliance offensive et défen-sive. En cas de guerre, toutes leurs troupes devaientmarcher avec les armées prussiennes et sous le hautcommandement du roi de Prusse.
Trop tard la France fit entendre sa voix. Kisrnfirckl’avait déjà écartée des affaires d’Allemagne. LorsqueNapoléon réclama des compensations pour l’agrandisse-ment démesuré de la Prusse, sa demande fut nette-ment repoussée. Comme l’Empire n’était pas prêt pourla guerre, l’Empereur dut accepter en silence les résul-tats de la politique bismarckienne.
§ 167. L’Europe entre 1866 et 1870. — Allemagne. —L’issue brillante de la guerre eut pour résultat immé-diat de faire cesser le conflit entre le roi de Prusse et laChambre des députés. Le jour même de la bataille deSadowa, les élections donnèrent une majorité gouverne-mentale. Celle-ci se hâta de voter un décret d'indem-nité, sanctionnant les dépenses faites depuis 1862 contrela volonté du pouvoir législatif (3 septembre 1866). Un