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HISTOIRE GÉNÉRALE
prononça l'expulsion des Jésuites, et le Landtag prus-sien vota les lois do mai (1873-75), qui soumettaient l’ins-truction des prêtres et leur nomination au contrôle del’Etat. Ces mesures, complétées par l’introduction dumariage civil et de l’état-civil dans tout l’Empire, pro-voquèrent une levée de boucliers. Le clergé catholiqueprotesta ; plusieurs évêques prussiens perdirent leurscharges, et un millier de cures environ restèrent sansprêtres. Bismarck rencontra là un obstacle inattendu àsa toute puissance.
Cependant, à la mort de Pie IX (1878), une détentes’opéra. Son successeur, Léon XIII, se montra disposéà quelques concessions. Bismarck, de son côté, avaitbesoin de l’appui du centre catholique. Les lois de maifurent adoucies. Le clergé se réconcilia; l’Etat con-serva cependant la surveillance des écoles, le contrôledes nominations et surtout l’organisation du mariagecivil.
L’Empire allemand, au début, avait été libre-échan-giste. Mais une crise industrielle et financière trèsgrave, survenue en 1873, amena peu à peu, en Allema-gne comme chez la plupart des Etats européens, unemodification dans les tendances du gouvernement.L’industrie et l’agriculture réclamaient une protectionénergique. Bismarck alors évolua; il avait du restebesoin d’argent pour de grands projets. Sur sa proposi-tion, le Reichstag vota un nouveau tarif douanier, pro-tégeant l’agriculture et l’industrie, et créant ainsi denouvelles ressources au bénéfice de la caisse centrale(1879). A l’abri de ces lois protectrices, l’industrie et lecommerce allemands prirent un prodigieux essor.
§ 178. Réaction et lois philanthropiques. — Cette nou-velle politique avait poussé Bismarck du côté des con-servateurs. Dès lors, il s’appuya sur eux. Ses efforts vi-sèrent à écraser les tendances démocratiques et surtoutsocialistes dans l’Empire, en prenant, d’autre part, des