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PRE’ FACE. xi
ni dépenfes pour en donner un détail exaét, ayant ete moi-même plufieurs fois furies lieux , 8c reçu de la part de Mei-lleurs de la Société Royale de Londrès toutes les lumièresque je pouvois défirer.
On donne dans le quatrième Livre plufieurs moyenspour faire que l’eau d’une fource s éleve d elle-meme beau-coup au-deflùs de fon niveau, pourvu qu on ait une cnûteen fe fervant de la force dont l’eau eft capable par fapoul-fée, fans employer aucune des parties qui entrent dans lacompolition ordinaire des Machines, qui eft une decou- „verte importante laite depuis peu.
On trouvera enliiite une Diflèrtation fur 1 origine desFontaines, la maniéré de les découvrir &, den conduireles eaux, foit par des Tranchées ou Aqueducs ; la conftruc-tion des Badins, Réfèrvoirs 8c Citernes pour laconferver;la maniéré de la diftribuer aux Fontaines d une Ville 8c auxParticuliers, à quoi fon joint plufieurs Machines pour latirer des Puits fort profonds.
Comme rien n eft plus agréable à la vue pour la déco-ration des Jardins que les eaux jailliftàntes, on s eft fortétendu fur la maniéré de les diriger, en faifànt voir com-me avec une petite quantité ( qu’on a 1 art de repeter plu-fieurs fois) l’on peut, fans une grande dépenfe, offrir unfpeélacle des plus rians. L’on donne pour exemple ce quia été exécuté dans ce goût là à Verfàîlles, Marly 3 Saint-Cloud , Chantilly, Sceaux , Liancourt, 8c dans les PaysEtrangers, afin que ceux qui feront dans le defiein d em-bellir leur Jardins puiffent trouver ce qui leur convient,eu égard à la dépenfe qu’ils ont envie de faire & a la fituartion des lieux , 8c qu’en general le Leéfeur puiffè etre enétat de juger de la beauté des objets de cette efpece quiun-^erefïèroient fà curiofité. Je ne dis rien icy des Machinespour élever l’eau dans le Réfèrvolr qui doit donner 1 ame
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