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CHAP. III. DE LA THEORIE DES POMPES.
C H A P I T R E III.
Ou Von donne une Description generale des Pompes de toutesfortes d’ejpeces , avec un examen de ce qui peut contri-buer à les rendre parfaites.
L E s Pompes font devenues fi néceflaires par les commoditésqu’elles procurent, ôc le fu jet eft par lui-même fi intéreflant,qu on peut regarder ce chapitre, comme un de ceux de cet Ou-yage qui mérité le plus d’attention ; On y trouvera un examen«e toutes les pompes qui ont été imaginées jufques ici, je m’y* üls appliqué d’autant plus volontiers, que je ne crois pas que per-sonne ait pris ce foin d’une maniéré allez inftruûive, pour fatis-* aire ceux qui aiment que les chofes foient traitées avec exa&itu-i & qui ne s’en tiennent pas aux ufages, que les gens qui n’ontS^e la fimple pratique fe font faits, fans rechercher fi telles ouj * es parties d’une pompe ne font pas fufceptibles d’une plus gran-
«e perfbaion. . I
De quelque maniéré que l’on fafle agir ces fortes de machines,j es peuvent toutes fe réduire à trois efpeces principales : fçavoir,
* a Pompe afpirante, la Pompe refoulante, ôc celle qui eft en mêmep LAN- r _terns s afpirante & refoulante. p IG
, A La Pompe afpirante fimple eft compolée de deux tuyaux \ ’j CD , dont le diamètre du.fécond eft beaucoup plus grand d’uneTôm-que celui du premier ; ces deux tuyaux font unis par deux efpeces « frirait-,p e abords EF, que l’on nomme brides, qui ont été fondues avec ,e 'les tuyaux mêmes ; ces brides font percées de quatre trous poury pafier des vis CC , qui s’ajuftent dans des ecrouës s & pour fer-mer plus intimement ces brides l’une contre l’autre, on met entredeux des rondelles de cuir. Le tuyau AB qui trempe dans l’eauq u ’on veut élever, fe nomme tuyau d’ajpiration , fon extré-n-l }te eft un peu évafée par le bas, pour que l’eau s’y introduifettueux > ôc à l’endroit AA, eft une plaque de tôle percée d’un nom-bre de trous, pour que l’eau en montant n’entraîne point d’ordu- p* e * Le tuyau CD qui eft ordinairement de cuivre ou de potain , LAN ' *'
nomme corps de pompe que l’on fait intérieurement fort poli,
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pareeque c’eft-là dedans que joüe le pifion dont il convient de di-minuer le frottement le plus qu’il eft polfible.
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