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Tome second.
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3P4 Architecture Hydraulique, Livre IV.cade eft un badin qui reçoit l’eau de trois tuyaux, dont chacunfc termine à la gueule d’un mafquc qui la dégorge, ce qui leur afait donner le nom de dégueuleurs ; ils font appliqués contre unmur comme aux Fontaines ordinaires, & l’eau avant de tomberdans le badin eft reçûe dans trois grandes coquilles fervant à for-mer autant de nappes d’eau qui parcourent enfuite la calcade de-puis le haut jufqu’enbas.

j Expofttion 1444. Je pade fous fiience les differentes cafcades que l’on voit

deidlsfar Médaillés , mais je ne puis omettre celle de S. Cloud, placéedint de S. dans le jardin de ce Château , au milieu d’un bois fur un coteaucloud & de q u j régné le long de la riviere de Seine. Le jeu des eaux y formeSceaux. un fpedacle des plus ravidant, accompagné d’un grand nombrede pièces, qui font enfemble le plus beau morceau qui ait été exé-cuté jufqu’ici dans ce genre.

L’on voit aufli à Sceaux une fort belle cafcade, accompagnéede pludeurs feenes qui en rendent l’afpeâ admirable, fur-toutdans un lieu audi élevé que l’eft le jardin ou l’on ne devroit points’attendre d’y voir une audi grande abondance d’eau,qui va fe termi-ner dansun grand badin au milieu duquel eft un fort beau jet d’eau.

144J. Quand les cafcades ont beaucoup de hauteur on y fait■L’on fait un dans le milieu un palier ou repos, où l’on place des tritons, dau-Ifmüîe™* phins & autres Figures qui vomiffent de l’eau pour varier le fpec-des grande» tacle; ces eaux étant reçûes dansun badin pratiqué fur le palierhrTu'èult m ^ me > p euvent delà être conduites par des tuyaux pour formermt beau- pludeurs jets au pied de la cafcade, tant dans le grand badin quedans ceux qu’on peut mettre à côté fur une même ligne; alorslorfque ces jets font placés près après,on les nomme grilles ou ciergesd’eau ; & comme je fuppofe que les eaux qui fourmdent le pallierfont tirées du réfervoir d’en haut, les nappes qui viendront de larampe fuperieure fourniront la rampe inferieure.

1445. Pout accompagner une cafcade depuis en haut jufqu’enOnaccom-bas par quelque choie qui la termine agréablement de chaque côté,lafcadet '* on y fait deux rangs de petits badins de marbre fervant à revêtird’un grand le dedus des murs rampans, que nous avons dit tenir lieu de limon fnombre ^dans le milieu de chaque badin eft un jet, dont l’eau à mefured'eau. qu’elle retombe s’écoule par un tuyau qui la conduit pour four-nir à un autre jet ôc delà encore à un autre ; car c’eft toujours lamême qui fort ôt qui rentre. J’entends que des deux rangées debadins pratiqués fur chaque rampe , l’eau du premier 6c qui eftpar conféquent à la tête de la cafcade, pade par un tuyau quifournit le jet du troidçme badin, de-là celui du cinquième ainfi de

coup dehauteur.