VI
LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
captiver ; on lui accordera quelque grâce, mais onne s’arrêtera point — comme il conviendrait — à sesmérites; on louera sa tournure, peut-être discutera-t-on son bon goût; ceux qui l’accueilleront en connais-sance de cause auront pour lui quelque indulgence,mais pour qui n’aura fait que de l’entrevoir, manier,interroger à la hâte, il sera comparable tout au plusaux raisins de la fable... trop verts..., je vous le dis!
Ainsi va le monde ! — Cependant, avant qu’uneœuvre ne fasse voile, sur l’océan des âiges, suivantl’image consacrée, il n’est pas dépourvu de sagessede l’agréer, de la pavoiser, de marquer la devise del’auteur sur la proue , à l’avant, et aussi d’enfermerdans cette frêle brigantine, d’après la coutume, lesplans et devis de sa construction, afin que, par lasuite, si elle résiste aux accalmies ou fait face augros temps, on puisse conserver son état civil et parlà connaître son origine et un peu son histoire.
La Française du Siècle est, en tant que concep-tion et exécution, la résultante d’un effort réel etdoublement méritoire, en ce sens que ce livre a étéécrit, combiné et exécuté presque à contre-cœur...et volonté de son créateur. Je puis exposer sans dé-tours et fournir les raisons de cette étrangeté, puisquele fantasque monographe des « Ornements de lafemme » ne m’a point jugé indigne, bien cpue pur