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La française du siècle : modes - moeurs - usages / par Octave Uzanne ; illustrations a l'aquarelle de Albert Lynch ; gravées a l'eau-forte en couleurs par Eugène Gaujean
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IO LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.

dansait gaiement dans ces deux endroits, sans son-ger que les cendres de ceux- qui avaient créé cesjardins enchanteurs et qui venaient dêtre mois-sonnés par la faux révolutionnaire étaient à peinerefroidies. »

Dautres bals souvrirent successivement : cefurent les bals de lElysée national, ci-devantBourbon, dont le nègre Julien dirigeait lorchestreavec un rare bonheur, et qui était le Musard delépoque ; on y faisait de délicieuses promenadesen bateau; puis le bal du jardin des Capucines,fréquenté par les marchandes de modes de la rueSaint-Honoré et de la rue Neuve-des-Petits-Champs ;le Ranelagh du Bois de Boulogne, abandonné alorsaux clercs dhuissiers et aux commis marchands ;le Wauxhall, les tours dadresse de lescamoteurWal, aussi bien que les plaisirs de la danse, faisaientaffluer les grisettes du Marais et du quartier duTemple ; tous ces bals étaient ouverts le quintidi etle décadi à la moyenne bourgeoisie. Frascati et lePavillon de Hanovre étaient le rendez-vous deshautes classes de la société. Dans la Cité se trouvaitle bal de la Veillée, lon donnait de singuliersconcerts miauliques ; il y avait une vingtaine dechats dont on napercevait que les têtes, disposéssur les touches dun clavecin : ces touches étaientdes lames pointues dont chacune allait frapper laqueue dun chat qui poussait un cri, chaque cri