LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
le porteront... Où le porteront-elles?'L’affiche n’endit rien, mais on présume qu’elles le porteront aumoins jusqu’à terre.
« C’est à Rosenthal, qui fut à la fois Idalie et lejardin Marbeuf, au bout des Champs-Elysées, qu’unnouvel Icare doit tenter cette expérience hardie. Iln’annonce pas ce qu’il doit figurer. Ce sera sansdoute le départ du Zéphyr ; il servira de courrieraux Grâces et à l’Amour, et nous verrons tout cela.Quelle jouissance ! ! ! »
C’est à des frivolités de cette nature que les Pa-risiens des premiers jours du xix E siècle accordaienttoute leur attention. Les journaux ne mentionnentqu’ascensions et descentes en parachutes. L’aéros-tation estie grand plaisir de la foule. Hommes vo-lants et ballons passionnent et partagent l’espritpublic. D’aucuns sont pour le vol, d’autres pourY enlèvement. La citoyenne Labrosse, avec son para-chute; rallie tous les suffrages.
L’esprit français va son train sur ces graves évé-nements ; depuis qu’on vole à Rosenthal et à Tivoli,il n’est mots plaisants qu’on ne fasse sur le vol;c’est à peine si l’on ne s’aborde point en se deman-dant réciproquement : Comment volez-vous ? « Onvole partout, minaudent les élégants; il n’est plusque les lourdauds qui s’avisent de marcher soit àpied, soit à cheval, soit en cabriolet; ceux-ci volentaux armées, ceux-là volent aux bals, aux spectacles,