112 LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
un sexe, et ce serait à une femme qu’il conviendraitde broder la fantaisie sur ce sujet si fugitif, qui estinséparable de l’art de plaire. Consolons-nous de cetà peu près, La Bruyère ne disait-il pas déjà, en 1680 :«Une mode a à peine détruit une autre mode, qu’elleest abolie par une plus nouvelle, qui cède elle-mêmeà celle qui la suit et qui ne sera pas la dernière...Telle est notre légèreté ! Pendant ces révolutions,un siècle s’est écoulé, qui a mis toutes ces paruresau rang des choses passées et qui ne sont plus. Lamode alors la plus curieuse et qui fait le plus deplaisir à voir, c’est la plus ancienne.
»