LA FRANÇAISE DU SIÈCLE.
à tous ceux qui revenaient de l’émigration avec lesmœurs, les idées et les usages de l’ancien régime.La coupe des habits ainsi que la forme des robes,des uniformes et des chapeaux furent envisagéespresque comme des affaires d’État. — Reviendrait-on à la perruque à nœuds, à la poudre, aux paniers,aux falbalas, aux vertugadins? Quelle serait la misedes hommes et des femmes présentées? Quels habitsde cour?...
Le costume des cent quarante dames choisiesdans les douze arrondissements de Paris pouroffrir leurs hommages à S. A. R. M me la Duchessed’Angoulême, au moment de son entrée au palaisdes Tuileries, ne pouvait être que provisoire et decirconstance : il consistait en une Robe blanche ensoie, crêpe ou mousseline, une coiffure tressée enlis et un bouquet de lis.
Chacun dans la royale assemblée s’efforça deprésenter des idées transcendantes pour la contre-révolution vestiaire à l’ordre du jour; on parla debannir les longues redingotes, les cornettes, lespardessus de perkale, les chapeaux de haute forme,qui sentaient la Convention, les Carricks à triplecollet et les culottes longues ; on convint que l’habitétait la moitié de l’homme et on ne se fit pas fautede répéter le mot de Figaro : « Tel rit d’un juge enhabit court, qui tremble au seul aspect d’un procu-reur en robe. » Cependant personne ne parvint à