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[Tome I.]
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Estoffade (chevelure en). — C’est-à-dire flottante; femmesbaléariotes ; Espagne, 481.

Estradiots. — Cavaliers grecs et albanais, appelés, pourcette raison, chevau-lègers albanais. Louis XII les employadans son expédition d’Italie ; France, seizième siècle, 255.

Estudiantes de la Tuna. — Espagne, 477-478.

Étendard. — Enseigne formée d’une grande pièce d’étoffefendue au milieu et terminée par deux longues pointes. Aucommencement du seizième siècle, l’étendard lie fut plusen usage que dans la cavalerie ; sa forme changea : aprèsavoir été une enseigne de la plus grande étendue, l’cten-dard devint un drapeau carré de médiocre grandeur ; Europe,moyen âge, 202, 218. Voir Cornette.

— Étendards japonais, imlous, de l’archipel asiatique, 96-07.119, 134.

Étoile (ordre de). — Ordre de chevalerie institué en 1352,par Jean le Bon, roi de France, 364.

Étole. — Ornement ecclésiastique qui tire son origine del’antique stola ; il consiste en une longue bande d’étoffe ter-minée par deux extrémités plus larges ornées de croix. Pen-dant les huit premiers siècles, l’étole porta le nom d ’orarium.

Epitrachelium. —L’étole du clergé orthodoxe, 181. 182, 193, 194.

— L’étole, privilège de noblesse chez les Vénitiens ; Italie,seizième siècle, 289.

Étrier ( estnef, estref, est rie r, estreu). — L’étrier primitif,nommé sautoir, fut simplement formé d’une corde pliée endeux ; plus tard, il fut de fer massif. Les Gaulois, les Grecs,les Romains, les Francs, les Germains, ne semblent pasavoir connu l’étrier ; mais les nations modernes en ont toutesfait usage. Au moyen âge, la forme la plus simple de l’étrierconsiste en un triangle suspendu à une courroie ; puis, à l’a-vènement del’armure en fer, les étriers prirent mille formes,furent travaillés avec recherche et devinrent de véritablesobjets d’art, surtout au seizième siècle, 54, 96-97, 149, 219,222, 255, 258, 260, 261.

Eunapius. — Nom que Xénoplion donne à la tiare, 182.

Eunluk. — Tablier; Turquie, 176, 179, 180.

Eunuques. — Voir Itsch-Aghassys, Ivizlau-Agha.

Euskara. — Langue des Basques; les Espagnols l’appellentvascuence « langue obscure et confuse » ; Espagne, 475.

Éventail ( flabellum, esven/our, éoentoir à plumes). — L’usagede l’éventail, si répandu chez les anciens, ne l’a pas moinsété dans l’Europe du quatorzième, du quinzième et dir sei-zième siècle, où trois genres se partagèrent la vogue pendantcette longue période : les éventails de plumes, ceux enforme de drapeau, et les éventails plissés. Ces derniers étaientaussi dans les mains de toutes les dames du dix-septième siè-cle ; ils étaient d’une peau très mince, dite ocaignée, c'est-à-dire parfumée, ou de papier, de taffetas ou d’autre étoffelégère. Le dix-huitième siècle, en France, vit des éventailsempruntant leurs noms aux événements de l’époque; il yen eut du combat naval; d’autres furent à lu Montmédy.En Chine et au Japon, l’éventail est une partie indispen-sable de la toilette, 65, 87, 88, 89 et 90, 99, 102, 108, 121,126,132, 162, 163, 244, 264, 265, 280, 287, 289, 311, 329, 337,338 et 339, 340, 354, 355, 388, 389, 398. Voir Flabellum.

Éventail. — Insigne de chefs ; Amérique, Océanie, 60-61,81.

Eventails de guerre . — Japon, 96-97.

Évêque (episcopus). - Chef et premier pasteur d’un diocèsedans l’Église chrétienne. Ses insignes sont la mitre, lacrosse, la croix pectorale etl’anneau, 135, 181, 182, 189, 194,200 .

Expeditus. — Le soldat romain légèrement armé et débar-rassé de son bagage pour effectuer une marche rapide, 36-37.

F

Fafioles, Fanfioles. — Expression du dix-huitième siècle :petits bijoux de suspension portés en breloques; par exten-sion, les menus ornements de la toilette féminine. France,380, 388.

Faja. — Écharpe, ceinture; Espagne, 200, 471, 475, 477-478.

Falbalas. — Volants, garnitures plissées de la robe; lesécharpes avaient aussi des falbalas. Ce ne fut que vers 1787que l’on abandonna les falbalas et les bouillons ; ils furentremplacés par les fronces. Modes féminines ; Europe, dix-septième et dix-huitième siècles, 352, 353, 354, 355, 371, 388,389, 391-392. Voir Phétintailles.

Faldes, Fauldes, Flancars. — Court jupon de maillesrecouvert de lames articulées ; France, quinzième siècle, 219.Voir BliACONNlÈliE.

Faldistorium. — Siège en forme de pliant. Europe, moyeu-âge, 231.

Fanchon. — Sorte de petite cape ; toilette féminine; France,dix-huitième siècle, 373.

Fanfioles. — Voir Fatigues.

Fanfreluches, Freluches. — Houppes de soie garnissantla robe; dames de l’époque de Louis XIV ; France, dix-septième siècle, 355.

Fanons. — Les pendants de la mitre épiscopale, 193.

Fard (fucus). — Chez les anciens, le mot fucus est un termegénérique désignant les fards blancs et rouges. Les damesgrecques, romaines, celles du Bas-Empii*e, se fardaient, et, deplus, se noircissaient les yeux, usage qu’elles tenaient del’Orient. Dans les temps modernes, le fard fait sa réappa-rition en Europe au seizième siècle ; Catherine de Médicis,arrivant en France, en propage l’usage de telle sorte qu’ildevient inséparable de la toilette féminine et même mascu-line. Chez les dames du dix-septième et du dix-huitièmesiècle, il devient un véritable habillement du visage. EnChine, les femmes ont fait, de tout temps, un usage immo-déré du fard, 18, 24, 88, 89 et 90, 273, 354, 398. Voir Henné,Kohol.

Fardements . — Mot du dix-septième siècle désignant à lafois les fards, les eaux de senteur, et les morceaux de taffetasgommé appelés mouches, dont les dames de l’époque deLouis XIV étaient dans l’usage de se couvrir le visage, 354.

Farmla. — Veste de dessous; Maures tunisiens, 159, 160,161.

Fascelete. — Fichu de tête ou mouchoir de cou ; paysannesde Loreto, province d’Ancône. Italie ; 468.

Fascelettone. — Châle des paysannes de la province deRome; Italie, 468.

Fascia. — Dans un sens général, toute bande d’étoffe longueet étroite.

Fascia crurulis. — Bande d’étoffe roulée autour de la jambedepuis le genou jusqu’à la cheville; antiquité, 16, 40.

Fascia mamillaris. — Ceinture placée sous le sein; damesgrecques et romaines.

Fasciolæ, — Petites ceintures.