Gaça. — Grand plat en bois de hêtre dans lequel les Kabylesapprêtent leur mets national, le couscoussou; Algérie, 154.
Gai. — Danse française en vogue sous Louis XIII ; France,dix-septième siècle, 328.
ais. — Bâton gaulois, 56-57.
aita. — La cornemuse des Galiciens ; Espagne. Gaitero gai-lego; joueur de cornemuse galicien, 476.
alants, Galands. — Coques de rubans qui servaient, chezles deux sexes, à nouer les bouffons, les cadenettes, les mousta-ches ou les se/penteaux. Pendant le règne de Louis XIV, onattachait des galants à l’épaule, aux poignets, à la ceinturedu haut-de-chausses; France, dix-septième siècle, 328, 340,354.
Gallegada. — La danse des Galiciens; Espagne, 476.
Gallica. — Voir Galoche.
Galoche (gallica). — Chaussure à semelle de bois que lesGaulois portaient en temps de pluie. Les Romains adoptè-rent la gallica pour la campagne, ainsi que la pœnula, 47,56-57.
Galoubet. — Flûte provençale à trois trous.— (joueurs de);France, moyen âge, 209. Voir Flûte, Flutet.
Gamaches. — Fourreaux de jambes. Paysans français dumoyen âge, du seizième et du dix-septième siècles, 209, 222,274, 331.
Gambeto. — Le pardessus des Catalans; Espagne, 474.
Gambison (gambais, gamboison, gambeson, wambison, wam-boison). —» Vêtement que les hommes d’armes portaient leplus souvent sous le haubert de mailles pendant les dou-zième, treizième et quatorzième siècles. Le gambison étaitfait de peau on d’étoffe piquée et rembourrée ; certainsd’entre eux pouvaient être considérés comme des justau-corps ; d’autres descendaient jusqu’au genou. On donnaitaussi à ce vêtement le nom de cotte gamboisée. Europe,moyen âge. — Gambois; La bourre dont était garni le gam-bison, 201, 202, 203, 204, 253.
Ganaderias. — Les troupes de taureaux qui participent àun combat; Espagne, 470 et 471.
Gandoura. — Chemise de laine ou de cotonnade; vêtementordinaire du Kabyle; Afrique, 151, 157, 160 et 161, 163,165. Voir Deiibal.
Gants. — Les gants firent leur apparition chez les Gallo-Romains ; ils étaient d’un usage général pendant la périodecarlovingienne et on en portait en toutes saisons ; ceux d’hi-ver, n’ayant pas de doigts, s’appelaient moufles. Pendant lemoyen âge, le gant fut considéré comme symbole : jeter songant, c’était provocation; le présenter, c’était soumission.Au quinzième siècle, commence la vogue des gants d’Es-pagne ; elle se maintient pendant les seizième et dix-septièmesiècles; ils étaient alors frangés, chiquetés, coupés. Leurréputation fut détrônée par celle des gants français, audix-huitième siècle. Gants à la Cadenet, à la frangipane, à lanécessité, à l’occasion , à laPhyllis; France,époque Louis XIII,273, 274, 280, 329, 338 et 339, 340, 353, 354, 355, 391-392.
Gants de chasse. — Moyen âge et dix-septième siècle, 200,211, 328.
Gants liturgiques, 193.
Gantiers-parfumeurs. — La communauté des maîtres-gan-tiers de Paris, 397.
Gantelet, gants de plates. — Pièce d’armure ordinairementcousue sur un gant de peau. Le gantelet change de formes à
différentes époques : au treizième siècle, c’est le prolonge-ment du haubert qui le fournit sous forme de sac, le pouceest séparé ; au quatorzième, les doigts sont isolés et cou-verts d’écailles d’acier; au siècle suivant, une nouvelle espècede gautelet, le niiton, ne présente plus de doigts séparés etse trouve seulement formé de lames disposées dans le sensdes grandes divisions de la main ; au milieu du seizièmesiècle, le pistolet fait son apparition, ce qui exige le retourdu gantelet à doigts séparés. C’est la dernière forme de cettepièce de l’armure, 1, 3, 12, 36-37, 94-95, 96-97, 201, 202, 206,207, 208, 217,218, 219, 220, 253, 254, 258, 260, 261.
Garcettes. — Rang de cheveux coupés courts et couchés àplat ; modes féminines de l’époque Louis XIII ; France, dix-septième siècle, 328.
Garde. — Nom donné aux plaques articulées formant leprolongement des diverses parties de l’armure ; hommesd’armes du quinzième siècle ; Europe, 222.
Garde-aisselle. — Armure du seizième siècle, 261.
Garde-bras. — Armure spéciale de l’avant-bras et ducoude, destinée, à droite, au combat à la lance, et à gauche,à tenir lieu d’écu ou de targe; Europe, quinzième siècle,203.
Garde-nuque. — La partie du casque qui se prolonge der-rière le cou, 217.
Garde (passe-) ou Garde-collet, 253, 260.
Garde-reins. — Voir Haguine.
Gardes du corps. — Garde de la personne des rois deFrance ; moyen âge, seizième, dix-septième et dix-huitièmesiècles, 255, 256, 382, 383. Voir Archers, Chevau-lkgersCrknequtniriis, Écossaise (compagnie).
Garde « en dehors du Louvre ». — Dans la maison mi-litaire des rois de France, on comprenait dans la garde « endehors du Louvre », parmi la cavalerie, les compagnies degendarmes, de clievau-légers, de mousquetaires et de gen-tilshommes à bec de corbin ; parmi l’infanterie, les régimentsde gardes françaises et de gardes suisses. — Garde « du de-dans du Lou vre » ; les quatre compagnies des gardes du corps,les Cent-Suisses, les gardes de la porte et la compagnie de laprévôté de l’hôtel, 383.
Gardes françaises. — Régiment d’infanterie de la maisondu roi, créé par Charles IX en 1563 ; France, seizième, dix-septième et dix-huitième siècles, 342, 385.
Gardes de la marine. — Compagnies de jeunes nobles parmilesquels se recrutaient les officiers de la marine royale, éta-blies en 1670 par Colbert; France, 386.
Gardes du pavillon amiral. — Institution de Louis XIV ;les gardes du pavillon amiral et les gardes de la marine for-maient la première classe des élèves de marine; ils reçurentdans la suite le nom d’aspirants. France, dix-septième et dix-huitième siècles, 386.
Gardes de la porte. — Corps de la maison militaire desrois de France, créé en 1261 par Louis IX, 384.
Gardes-suisses. — Corps d’infanterie créé en 1573 parCharles IX, pour remplacer les gardes françaises qu’on ve-nait de licencier. L’organisation des gardes-suisses en régi-ment date de 1616 ; chaque compagnie était recrutée dans uncanton suisse particulier, 385.
Garravaches. — Les hautes guêtres du paysan français;dix-septième siècle, 331. Voir Gamaches.
Garotte. — Le gourdin des Galiciens; Espagne, 478.
Gatyen. — Pantalon de toile ; Croates, 458 et 459,
Gaunacum. — Tunique féminine ; Britanni, 59.