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Tome III.
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ASIE

OBJETS USUELS. — PIPES ET ACCESSOIRES A L’USAGE DES FUMEURS.

CHINE. — INDO-CHINE. — JAPON.

N 08 1 et 2.

Pipe chinoise qui, avec son tuyau en bambou, a 1 mètrede longueur. — Le fourneau est en bois sculpté; len° 1 en est le détail vu de face.

N“« 6, 7 et 18.

Pipes et lampe pour fumer l’opium. — Ces pipes ont52 et 53 centimètres de longueur. Le tuyau, n° 6, esten écaille, avec les extrémités en ivoire. Celui du n° 7est en bois avec une embouchure en corne. La boule,percée à son sommet, est, pour toutes les deux, en cuivreémaillé. Ce fourneau est souvent en porcelaine, et plussouvent encore en simple terre rouge. Le n° 18 est unelampe de poche de très petite dimension, dont le dia-mètre est de 5 cent. La partie supérieure en verre seterminant en cône tronquése dé visse ; on la retourneen la faisant rentrer dans le bas, qui est une boîte decuivre. Voici comment on procède pour se servir de lapipe et de la lampe : l’opinm étant, au préalable, pré-paré en petites masses ou pains, conservant plus oumoins un état aqueux, on se sert d'une épingle de lagrosseur d’une épingle à cheveux pour prendre uneparcelle, une goutte d’opium, dans la coquille où, laplupart du temps, il est présenté. On chauffe légère-ment cette goutte à la flamme de la lampe à huile ;lorsque cette goutte se boursouffle et tend à se dessé-cher, on introduit le bout de l’épingle fine par la che-minée percée au haut du fourneau ; on s’allonge alors-(car on ne fume pas l’opium debout) la tête appuyéesur un coussin, et de la main gauche on approche lapipe de la lampe, tandis que de la main droite, tenantl’aiguille, on ramène sur le trou l’opium embrasé donton aspire la fumée d’un trait unique prolongé.

N» 9.

Pipe chinoise, provenant des frontières de la Sibérie. —Elle est d’une longueur de 23 cent. ; l’embouchure

est en jade, le tuyau en bois; le fourneau est enbronze émaillé dans la partie où s’emmanche le tuyau.

N° 15.

Nécessaire de fumeur chinois. — Il est, avec les usten-siles , d’une hauteur totale de 38 cent. C’est un sac decuir, se fermant par un tirage de cordons, qui renfermepipes, mèche et tabac ; le briquet en acier, dont lapartie postérieure en cuir contient une poche pour lapierre à feu, est suspendu à l’extérieur par un cor-don de soie. Les pipes sont à tuyaux de bois, les four-neaux en composition métallique ; la mèche est ren-fermée dans un roseau creux, coupé en sifflet, dontla partie supérieure emboîte l’autre. Ce nécessaires'attache à la ceinture. Ces sachets suspendus sontsouvent de satin brodé de fleurs ; le tuyau de la pipequi en sort est généralement d’une sorte de bambounoir ; le fourneau et l’embouchure sont en cuivre blanc.

L'attirail des objets usuels que les Chinois portentainsi à leur ceinture complète la physionomie de leurcostume. Les pipes, les tabatières, les blagues à tabac,les étuis à lunettes, la bourse, la montre, ne lesquittent pas plus que l'èventail et le parasol.

N° 16.

Pipe de paysan chinois; hauteur avec le tuyau : 35 cen-timètres. — Elle est en bois et cuivre.

N» 19.

Pipe à eau, chinoise, de forme typique. — On la voitfréquemment dans les peintuves sur la table des gensriches. Celle-ci a une hauteur de 48 centimètres. Elleest en métal jaune d'un éclat très tempéré.

N° 20.

Pipe chinoise servant à fumer simultanément le tabacet l’opium; hauteur : 38 centimètres. —Le fourneau