tan est liabité par plusieurs peuples distincte, lesLesghiz ou Lesgbiens, les Kouinuks, les Nogaïs, desArabes et des Juifs. Le n° 18 est de Derbend, au sudde la mer Caspienne ; le n° 23, est un Lesghien.
KURDISTAN.
N™ 7,12,13 et 26.
Le gros de la nation kurde habite aujourd’hui le paysdes montagnes qui s’étend à l’est du Tigre, au sud deslacs de Van et d’Ourmiah. C’est le territoire où leshistoriens et les géographes placent les Carduques,Gordiens ou Gordiétiiens. En Persan, hourd, gourd,veulent dire : fort, vaillant. Les Kurdes en prenantce titre, auraient fait, selon II. G. Perrot, comme lesFrancs, comme les Germains et d’autres peuples en-corc ; leur nom ne serait qu’une épithète louangeuse,une naïve expression de leur confiance en leur éner-gie et leur courage. S’il est vrai que les Kurdes soientles anciens Carduques, et si ce sont toujours lesmêmes montagnards qui ont vu passer à leurs piedstoutes les invasions sans jamais être délogés, il fautconvenir que' leur nom de vaillants est largementjustifié. Aujourd’hui une partie du Kurdistan dépend
nominalement de la Turquie, et l'autre, non moinsnominalement, de la Perse ; mais pachas turcs ougouverneurs persans, chargés de prélever de faiblestributs, n’insistent guère quand ces montagnards fontla sourde oreille et se montrent récalcitrants. LesKurdes sont redoutables et ne se contentent pas, encas de désaccord, de rester sur la défensive : ils dé-solent les plaines par de rapides iucursions, et, surtoutes les routes voisines, les passants sont détrous-sés, les caravanes arrêtées par de hardis cavaliers,armés de la lance et du fusil.
N° 7. Kurde coiffé d’un fez avec puskul sur lequel estenroulé un léger turban de foulard.
N os 12 et 13. Kurdes avec la coiffure du costume deguerre. — La calotte damasquinée et à pointe aiguëest ornée de trois plumes de paon; elle soutient uncamail de fer indépendant de la cotte de mailles, etse divisant sur le devant pour ne pas gêner les mou-vements de la tête. Ce casque porte à l’avant unnasal qui s’abaisse ou se relève à volonté, comme onpeut le voir en nos deux exemples.
K° 26. Kurde d’Ourmiah.— L’enroulement bizarre decette coiffure est un composé de foulard et de coton-nade.
Cette suite de coiffures asiatiques fait aujourd’hui partie du Muséum d’histoire naturelle deParis, à un titre qu’il importe de signaler. Les types si différents les uns des autres des hom-mes qui y figurent, ont été relevés sur place, au point de vue anthropologique c est-a-direavec le soin particulier du tracé de l’angle facial et du rapport des traits entre eux, sanscompter les mesures crâniennes dont les chiffres (que nous n avions pas a repi o uire accpagnent d’ordinaire ce genre d’études. Cette œuvre remarquable de M. le colonel Du musse ,à qui nous en devons la communication, est reproduite ici aussi scrupuleusement que pos-sible. Nos réductions, fac-similé de grandeur, et réduites photographiquement, sont exacte-ment, pour la sincérité des lignes, ce que sont les originaux eux memes.
Voir pour le texte : M. de Gobineau, Voyage en Perse. - M. Em. Dulwusset, les Chasses enPerse. — M. de Blocqueville, Quatorze mois de captivité chez les Turcomans. - • •
Vereschaguine, Voyage dans les provinces du Caucase. - M. Alf. Grandir, Voyage dansles pays méridionaux de l’Inde ces divers voyages parus dans le Tour du monde .ParisHachette. — Jacquemont, Voyage dans l’Inde, Paris, Mot, 183o-18 , vo • an i y
hey d de Launay Costumes populaires de la Turquie, Constan tnop , < ■
Baymond, l’Afghanistan, Univers pittoresque, 1841. -- O. Perrot, les Kurdes de 1 Haima-neh. Itevue des Deux-Mondes, 1865. — Le Magasin pittoiesque, 1841.