perbes fourrures; c’est le plus magnifique qu’il y ait en Perse. La coiffure du fonctionnairereprésenté ici est le Tculah , plus commode que le turban, puisqu’on peut l’ôter d’une pièce.Il est fait de peau d’agneau d’une laine noire, courte et frisée, l’astrakan; doublé d’uneautre peau grise et moins fine; le haut est de drap rouge. Il est recouvert latéralement d’unchâle de cachemire à palmes formant turban qui reste fixé au bonnet lorsqu’on le quitte.Ce dignitaire porte le Tcangiar, propre aux grands et aux militaires (les avocats et les lettrés,au lieu du poignard, portent une écritoire). Sa longue barbe est d’une proportion excep-tionnelle en Perse où on la porte moins longue qu’en Turquie; on l’y estime noire et épaisse :ceux qui l’ont blonde la font teindre et ne reculent pas, pour obtenir ce résultat, devant lespréparations successives, très-compliquées, qu’il leur faut subir et cela dure des heures; onpasse du rouge orangé, procuré par la pâte du henné, au vert foncé, obtenu par une pâte defeuilles d’indigo réduites en poudre; enfin on n’arrive au noir, une fois la pâte levée, qu’a-près avoir passé vingt-quatre heures à l’air. Ceux qui n’ont que peu de barbe recourent àtous les moyens possibles pour la faire croître.
Les n os 4, 5, 6 et 7 offrent quelques-unes des industries que l’on rencontre dans les rues,toute la journée.
Les n os 4 et 5 représentent des individus qui préparent et allument les Tcalèans et les nar-ghilehs pour le public. Le n° 6 est un abdari ou porteur d’eau, ayant toujours en main unrécipient rempli de glace afin de servir son liquide frais.
Le n° 7 offre le thé aux passants.
Le n° 8 est un derviche indien portant le kousJcoul ou noix de coco dans laquelle il reçoitles offrandes, ainsi que la corne qui lui sert à attirer l’attention des passants.
( Documents communiqués par M, le colonel Duhousset. — Ferrario, Le Costume ancienet moderne.)