TURQUIE
ASIATIQUES TURCOMANS, CHRÉTIENS ET ISRAÉLITES.
VILAYETS DE ÏÏOUDAVENDIGHIAE (BROUSSE), D’AIDIN ET DE KOXIAH.
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N° 1. — Vilayet de Koniah. — Habitant d'Elmaly.
Bo nom de cette ville signifie un lieu bien pourvude pommes: elle est, en effet, entourée de jardinsfruitiers où la pomme domine. Le cultivateur de cespommiers porte un costume approprié à ses occu-pations. Ses longs vêtements seraient insupportablespour travailler aux champs, faucher, semer, conduirela charrue, et sa coiffure n’y offrirait pas un préserva-tif suffisant ; mais ils conviennent à l’arboriculteur,qui n’a pas besoin de relever dans sa ceinture les plisde son entari, et peut conserver à cette ceinture lemouchoir dont les palmettes d’or se pavanent augrand jour. — Ce propriétaire rural complète son vê"tement par un pardessus, un djubbé traînant qui luidonne une tournure quasi majestueuse, pour les pro-menades du soir que l’habitant d’Elmaly aime à fairedans les pommeraies entretenues par ses soins assi-dus. L 'entari est en étoffe de fil; la ceinture, de soierayée. Le fez est entouré d’un yémèni serré en plisminces et réguliers, remplaçant le saryk épais.
2, — Vilayet de Houdavendiyhiar. — Juive de Brousseen costume d'intérieur.
Les juives, à Brousse, ainsi que dans tout l’Orient,portent un costume particulier dans l'intérieur desmaisons comme dans la rue : Celle-ci est coiffée du
singulier hotoz, ensevelissant entièrement les che-veux qu’il leur est interdit de laisser voir; c’est unemasse d’étoffe bariolée, lourde et disgracieuse. L’en-tari est d'une lâche étoffe de soie à fleurs; il est ou-vert par devant et retenu à la ceinture par un châle.Le hyrka passé par-dessus est sans manches ; il estplus court que la robe et doublé de fourrure appa-raissant sur les bords, et formant comme un cadre auvêtement. Le costume de ville de cette même juive,se trouve en notre pl. Turquie, ayant pour signe laBaïonnette.
N° 3. — Artisan d’Aidin.
Des tanneries et des manufactures de cotonnades sontles deux principales industries de la nombreusepopulation ouvrière d’Aïdin. Ces artisans jouissentd’une honnête aisance. Les règlements fraternels descorporations de métier les garantissent de la misère,et, généralement, ils se soucient peu de la richesse àlaquelle quelques-uns seulement arrivent.
L’artisan de la ville d’Aïdin, où les fabricants ont uneréputation de loyauté, est fidèle aux traditions demétier; ses produits, d’une qualité toujours la même,sont de ceux sur lesquels on peut compter; il estaussi simple dans son costume que dans ses habitu-des. Sa coiffure est une sorte de chapeau sans bords,