passent le bord inférieur de la dalmatique. La, dété-rioration de cette figure ne permet de voir qu’un frag-ment de la crosse épiscopale.
ASCÈTES ET RELIGIEUXN M 9, 10 et 11.
Ascètes byzantins ; neuvième siècle.
Les ascètes grecs, qui tenaient un rang distingué entrele clergé et le peuple, avaient adopté le pallium desphilosophes de l’antiquité. Ce manteau leur était siexclusivement réservé, que, parmi les prêtres, ceux-là seuls qui menaient une vie ascétique, pouvaients’en permettre l’usage. Chez ces trois personnages,c'est tantôt la tunique, tantôt le pallium qui sont decouleur rouge, laquelle, par sa ressemblance avec lefeu, était le symbole de « l'amour ardent et actif ».Les autres pièces de leur costume sont : un rubanen forme de diadème ; des sarabella , braies des Orien-taux, et de hautes bottines de cuir doré. La croixque l’on voit entre les mains de ces ascètes, est celledite immissa, la seule qui ait prévalu jusqu’à nosjours dans les pratiques de l’art et du culte,
N°» 1, 2 et 3.
Saiuts personnages byzantins ; fin du dixième siècle.
Ruban en diadème. Pallium, manteau des ascètes ;dalmatique et tuniques brodées ; chaussures en cuirdoré. La figure n° 3 a, sur le pallium, un superlm-méral en tissu d’or, ornement byzantin que l’on ren-contre chez les princes et les personnages importantscomme chez les membres du haut clergé.
En Grèce, on retrouve les saints représentés de lamême manière que dans les églises byzantines del’Occident. Ni le temps, ni le lieu, ne font rien àl’art byzantin-, au dix-huitième siècle, le peintremoréote continue et calque le moine du Mont Athosdu sixième siècle ou le peintre vénitien du dixième.Le costume des personnages est partout et en touttemps le même, non seulement pour la forme,la couleur et le dessin, mais aussi pour l’épaisseuret le nombre des plis. Les saints grecs qui por-tent le vêtement long, comme dans ces exemples,ont tous le même petit pli formé par la robe au-dessus du genou. On ne saurait pousser plus loinl’exactitude traditionnelle et l’esclavage du passé.
LA BÉNÉDICTION CHEZ LES GRECS ET LES LATINS.
La bénédiction est grecque ou latine ; elle se fait tou-jours avec la main droite, la main puissante. Dansl’Église grecque, on l’exécute avec l’index entière-ment ouvert, le grand doigt légèrement courbé, lepouce croisé sur l’annulaire et le petit doigt courbé(n ns 6,16,18 et 19). Ce mouvement et cette direc-tion des doigts forment plus ou moins le mono-gramme du Christ.
Voici ce que le Guide de la Peinture , manuscritbyzantin, prescrit au sujet de la main divine figuréelorsqu’elle bénit :
« Quand vous représentez la main qui bénit, nejoignez pas trois doigts ensemble, mais croisez lepouce avec le quatrième doigt, de manière que lesecond doigt reste ouvert et le troisième un peu fléchi ;ces deux doigts forment la première et la dernièrelettre du nom de Jésus, I C (IrjaouC). Le pouce,placé en travers sur le quatrième doigt, et le cin-quième légèrement courbé, forment un X et un G,première et dernière lettre de Xpurto C. » Voir,dansl ’Ornement polychrome, 2 e série, la notice accompa-gnant la planche russe ayant pour signe la Brosse.
Quant à la bénédiction latine, elle se fait avecles trois premiers doigts ouverts, l’annulaire et lepetit doigt restant fermés (n 08 13, 17 et 21). D’aprèsGuillaume Durand, cette disposition aurait son sym-bolisme : les troiB doigts ouverts désignent la Trinité ;les deux doigts fermés, les deux natures, divine ethumaine, du Christ,
L’EMPEREUR D’OIUENT ET LES OFFICIERS DE SA SUITE.
N» 20.
Nicéphore Botaniate, empereur d’Orient; couronnéen 1078.
N°‘ 4, 5, 7 et 8.
Officiers de la suite de l’empereur.
Le costume impérial de Nicéphore diffère peu de celuique porte ce souverain dans la planche G H, Franco-Byzantin, n° 3. Ces vêtements, fort riches, sont enharmonie avec le trône d’or sur lequel l’empereur estassis.
Les officiers de sa suite ont un manteau brodé etorné, sur la poitrine, d’un clave en tissu d’or. Ce