L’empereur Andronic (n° 8) est vêtu, par-dessus sa tunique brodée, d’une dalmatiqueà larges manches recouverte du superhuméral et de l’éfcole gemmés ; il porte le pallium enceinture et a le bras gauche couvert d’un manipule orné de pierreries. D’une main, il tientle sceptre en forme de croix, et de l’antre, Yaeatia, petit coussin en forme de rouleau remplide poussière, rappelant la rnappa, l’un des insignes que les empereurs d’Orient prirent auxconsuls. (Voir la planche G N Byzantin.)
Dans le groupe n° 5, Manuel Paléologue et Jean, son fils aîné, portent des vêtements impé-riaux du même caractère que celui qui vient d’être décrit ; toutefois, le pallium, dans ces deuxfigures, est remplacé par Vhypoyonation, escarcelle brodée faisant également partie du costumesacerdotal des évêques grecs. Théodore, second fils de l’empereur a la chlamyde brodée.
N° 4.
Tiare de l’empereur Michel Paléologue.
Forme de bonnet plus large que haute ; au bas, est un cercle garni de pierreries, duquelpartent, en hauteur, deux autres cercles aussi richement ornés ; entre ces deux cercles, on voitun gros diamant, et au sommet du bonnet, scintille une autre pierre précieuse entourée doperles; de chaque côté de cette tiare, sont des pendants de perles qui pourraient bien rappelerles attaches du frontal du grand prêtre hébreu.
VÊTEMENTS SACERDOTAUX DU CLERGÉ CATHOLIQUE ET ORTHODOXE EN SYRIE.
Les chrétiens de la Syrie se divisent en deux communions et trois rites. Deux de ces ritessont catholiques, les Maronites et les Grecs unis, ou Melclntes ; nn est dissident, les Grecsdits orthodoxes.
Les Maronites sont ceux de tous ces chrétiens dont le nombre est le plus considérable ; ilsappartiennent au rite syriaque ; leur nom vient d’un saint solitaire appelé Maron, qui vivaitvers l’an 400 de notre ère.
Malgré leur origine, les Maronites ne font usage de la langue syriaque que dans les officesde l’Église ; leur idiome est le harschouni, c’est-à-dire l’arabe écrit avec des lettres syriaques.
LÉglise maronite, bien que soumise au pape, reconnaît un chef suprême qui porte le titrede patriarche d’Antioche. Le clergé se divise en deux classes distinctes : le haut clergé, élevéà Rome, dans les classes de la propagande, instruit, distingué, peu nombreux et exclusivementcomposé de célibataires ; le bas clergé, choisi parmi les fellahs, resté lui-même fellah, et, selonM. Edouard Lockroy, usant largement du droit qu’ont les prêtres maronites de se marier.