richesse que la stola, tournant autour des épaules et des hanches ; cette palla, tenant lieu del’ancienne togapicta, fut l’origine du pallium épiscopal.
Les impératrices grecques rivalisaient avec leurs époux en luxe et en magnificence. On lesvoit représentées avec les mêmes marques distinctives que les empereurs, et vêtues, tantôtd’une chlamyde parsemée de perles et attachée par de larges et riches agrafes, tantôt d’uneespèce de tunique enrichie de perles et autres ornements précieux.
L’impératrice Marie (n° 5) a sa tunique aux larges manches ornée, comme celle de l’em-pereur, de la stola gemmée ; une autre pièce, de même étoffe et de même richesse, couvre, àpartir des hanches, tout un côté de la tunique. L’impératrice est parée d’un superkitmèral,espèce de collier à plusieurs rangs que l’on voit aussi sur la tunique d’intérieur portée parl’empereur Nicéphore (n° 4). ■'
Les chaussures impériales étaient généralement rouge^ ou jaunes, ainsi que les cordons quiservaient à les attacher, et, le plus souvent, faites d’une espèce de maroquin appelé cuir dePerse (voir le muleus dans la planche BA, chaussure antique).
Les monarques de Byzance substituèrent à la simplicité de la chaise curule la richesse dutrône des rois asiatiques. Les annales byzantines font mention de trônes, la plupart en mar-bres précieux et relevés d’ornements en or et en bronze.
Bien que les empereurs grecs professassent la religion chrétienne et que la coutume se fûtperdue chez eux de se mettre au rang des dieux, ils n’avaient pas renoncé à l’usage de l’«-doration dont ils avaient hérité des empereurs romains. Voici ce que dit à ce sujet Procope :
« Tous les sénateurs et patriciens se prosternaient en abordant l’empereur Justinien et l’im-pératrice Théodora, et leur baisaient les pieds, que les deux augustes personnages leur pré-sentaient à cet effet; après quoi, ils se retiraient.Celui qui, en adressant la parole à .Justi-
nien ou à Théodora, n’aurait pas ajouté aux titres d’empereur ou d’impératrice, celui dedespote, et qui, en parlant aux grands, ne se serait pas désigné comme leur esclave, aurait passépour un homme grossier, impertinent, et coupable d’une faute grave ; on l’eût chassé de lacour comme un homme indigne d’y paraître. »
Ce langage d’adulation alla toujours croissant à mesure que l’empire marcha vers sa déca-dence.
Les ri ’• J, 3 , 4 et h proviennent des Œuvres choisies de saint Jean Chrysostome, manuscritde l’ancienne bibliothèque du duc de Goislm, évêque de Metz, et appartenant actuellement à laBibliothèque nationale (ms. ri’ 79, fonds Coislin). G’est une œuvre artistique de premier ordreparmi les documents archéologiques, et nous devons aux magnifiques gravures que le comte deBastard en a fait faire, nos reproductions réduites. Les colorations ont été prises sur les ori-ginaux.
Le ri' 2 provient de Historia Byzantina de Du Gange-, 1680.