Les hommes portaient en même temps leurs cheveux « à la provençale », c’est-à-dire rassur le devant de la tête, touffus derrière et sur les côtés. Ce fut aussi le moment où l’on portala barbe longue.
La tunique et ta robe. Sur la chainse ou chemise, on revêtait la tunique alors nomméebliaat, sorte de blouse à manches justes, ouvertes par le haut pour le passage de la tête, et nedescendant que jusqu’aux genoux. Large de taille, le bliaut était maintenu par une ceinturesur laquelle retombaient les plis (n 08 12 et 14). Les personnages importants (n° 10), les vieil-lards (n 08 1 et 6), portaient des bliauts très longs et très amples. Celui des femmes, tombantjusqu’aux pieds, était une véritable robe.
Les étoffes dont on faisait ce vêtement n’étaient pas toujours unies, mais parfois brochéesd or ou tissées de soies de couleurs différentes ; ces étoffes conservaient cependant de la sou-plesse; elles devaient être fines et légères de tissu. Celles employées par les classes élevéesvenaient la plupart de l’Orient.
Vers la fin du onzième siècle, la jupe du bliaut s’allongea, les manches s’élargirent etdevinrent ouvertes à leurs extrémités ; la ceinture disparut et le vêtement ne serra la taillequ au moyen d’agrafes posées sur les bords d’une ouverture pratiquée au dos.
L aumusse. Ce capuchon, avec pèlerine y attenant, est un vêtement très ancien, propreaux deux sexes, mais qui, à dater du onzième siècle, fit partie du costume ecclésiastique etfut spécialement affecté aux chanoines réguliers. Les aumusses étaient taillées différemment(n us 5, fi et 9) ; celles des femmes ressemblaient au capulet des Pyrénéennes. Dans la suite,cette petite cape, en raison des transformations de la mode, devint le chaperon.
Les braies. Presque tous les personnages représentés ont, avec leurs tuniques courtes, desbraies collantes ; les braies larges et courtes, portées avec des chausses, faisaient plutôt partiedu costume militaire. Les braies collantes sont le haut de chausses, du principe des pantalonsà pied. Elles étaient faites de drap souple, de tricot de laine ou de soie.
Tues manteaux. Au onzième siècle, le manteau était quadrangulaire, comme le pallium, ousemi-circulaire. Les figures n os 10, 11, 12 et 13 montrent ce vêtement attaché en chlamydesur l’épaule droite, au moyen de deux bandes d’étoffe fixées à l’un des bords et passant dansune boucle recouverte de la même étoffe, le bras gauche relevant la partie circulaire à peuprès au tiers de son développement. La figure n° 5 et les premières des groupes n°’ 1 et 8ont le pallium, manteau quadrangulaire, attaché sur l’épaule gauche ou maintenu au milieude la poitrine soit par une agrafe, soit par une boucle.
Trois personnages du groupe n° 1 ont la pcenula ou le pluvial, vêtement toujours garnid un capuchon et considéré comme cape de voyage. Ce manteau était aussi à l’usage desclercs, des religieux, des prélats, et fut l’origine de la chape sacerdotale.
Le manteau féminin, par sa coupe, ne différait pas de celui des hommes'; la manière de leporter, seule, présentait quelques variétés. Les femmes l’attachaient, ou sur l’une des épaulesan moyen d une agrafe, ou sur le devant de la poitrine au moyen d’un lacet ; dans ce dernier