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Tome V.
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La platine à rouet fut inventée vers le commence-ment du seizième siècle, à une date inférieure depeu d’années à l’invention de la platine à mèche.(Voir à ce sujet, la notice de la pl. Europe XVI esiècle, ayant pour signe le Tambour.)

3, — Pendant d'èpèe y en cuir garni de boucles encuivre ciselé.

Le pendant d’épée était une large bride qui s’accom-modait avec le ceinturon pour porter l’épée en ver-rouil 9 c’est-à-dire horizontalement. La courroie allantde la ceinture au bas de becrettide, avait pour but detenir en place fixe l’épée dont la poignée se trouvaitplus sûrement sous la main. Ce port d’épée se com-binait avec la mode du temps; les gentilshommesaffectaient de laisser leur manteau pendre de toutson poids sur l’arme en position horizontale. Henri IIIest souvent représenté avec l’épée en verrou, maisl’effet produit n’est pas le même à cause des propor-tions étriquées du manteau de son époque. Lependant d’épée était même déjà porté sous Charles IX;voir ici le n° 12. (Exemples dans les pl. la Bague,France XVI e siècle ; le Itasoir, France XVI 6 ,XVII 6 siècle.)

N° 4. — Chapeau de fer à nasal ; maison du Roi ;seizième siècle.

Ce chapeau de fer devait être garni de feutre, ainsique le signale Penguilly-l’Haridon en parlant du grandchapeau de feutre à plumes, doublé d’une calotted’acier, devenu la coiffure militaire en usage. (Lecatalogue du Musée d’artillerie ne donne aucun dé-tail au sujet du nasal mobile que l’on voit à cechapeau de fer, nasal mobile usité alors aussi dansles Flandres.)

N° 5. — Arme de chasse du seizième siècle, à troiscanons de pistolets séparés, s’emmanchant sur unépieu.

Cette arme est maintenue par une rondelle percéeà son milieu et pourvue d’une double douille quirecevait une hampe traversant cette rondelle ajou-rée. La hampe portait un fer d’épieu qui dépassaitl’extrémité des canons. A chaque canon correspondune platine à rouet maintenue par un tambour cy-lindrique. Les gâchettes des platines se voient à lapartie sphérique qui surmonte la douille; elles sontpercées pour recevoir le cordon au moyen duquel onpouvait faire feu, en tenant la hampe par son extré-mité inférieure.

N° 6. — Court pistolet à deux canons convergents.

Crochet de ceinture.

Le rouet de la platine est maintenu par une brideà trois pointes, ciselée et repercée à jour, tenantau bassinet par une forte bride circulaire joignant lecorps de platine et fournissant le ressort du chien.L’exécution et l’invention de cette platine sontremarquables. Pommeau de forme bifurquée.

N° 7. — Pistolet en fer entièrement gravé et portantquelques traces de dorure. Rouet extérieur, main-tenu par une forte bride circulaire. Platine gravée.Pommeau de forme triangulaire. Crochet de cein-ture.

N° 8. — Amorçoir ou pulvérin, servant en même tempsde clef pour le mousquet à rouet porté par la figuren° 14.

N° 9. — Arquebusier protestant; fin du règne deHenri III. Costume blanc pour marquer la netteté deconscience au devoir par lui fait de maintenir l'hon-neur de Dieu et du public.

Ce soldat porte le cabasset et une cuirasse muniede tassettes. Arquebuse à mèche avec poire à pou-dre, amorçoir et poche à balles ; dan3 la main gau-che, la fourquine. (Voir les planches la Tourelle etla Béquille.)

Les compagnies d’infanterie comprenaient alorsdes arquebusiers et des piquiers. On y adjoignit en1572 les mousquetaires pourvus d’armes à longueportée et souvent montés sur de petits chevaux ;cette sorte d’infanterie à cheval fut l’origine des dra-gons.

N° 10. — Officier général de troupes à cheval; règnede Louis XIII.

L’armure est remplacée par un buffletin solide, faitde peau de buffle ou d’élan. Ce vêtement avait l’a-vantage d’être léger et d’amortir, dans une certainemesure, les coups d’épée.

C’est le cardinal de Richelieu qui fit de l’escadron,l’unité tactique des troupes à cheval. En 1085,Louis XIII ordonna l’organisation de douze • régi-ments de cavalerie légère ; les compagnies de carabinsou carabiniers, c’est-à-dire portant la carabine, enformèrent un autre; enfin on créa six régiments dedragons. Il y avait en outre vingt-huit régimentsétrangers.

Turenne et Louis XIV, secondé de Louvois, ache-