pendant de la mode. Corno enrichi de pierreries etorné d’un voile de soie très fine; colliers de perleset de pierres précieuses ; robe de brocart fin ouvertedans toute sa longueur et fourrée d’hermine ; bra-celets et ceinture orfévrée; manteau brodé d’or àqueue très ample et très longue.
N° 11.
Noble vénitien en habit de deuil.
Deux ou trois jours après les funérailles, les parentsdu défunt portaient un long manteau noir tombantsur les pieds, à queue devant traîner par terre n’im-porte par quel temps; quelques jours après on rele-vait et attachait cette queue, puis on la coupait etle manteau se portait longtemps sans cet appendice.Lorsque le deuil expirait, on reprenait le vêtementordinaire.
No 7.
Marchand ambulant.
Chapeau de feutre orné d’une plume ; veste ; pourpointtailladé dont les manches relevées laissent apercevoirle cordon delà manche de chemise; ceinture de cuir;
larges chausses ; souliers à cordons ; médailles sus-pendues au cou et chapelet en sautoir ; trousseaude clefs; couteau sortant de la poche des chausses;longue corde enroulée autour de la taille.
Ce marchand ambulant tient d’une main un en-tonnoir, un gobelet et un bâton au bout duquel estmaintenu un petit tonneau ayant la tournure de laboutique, du vivandier et aussi celle du barillet d’unmarchand d’encre. Cette effigie de Tobia Rosolinoest un portrait dont l'original fait partie d’une suitede gravures très caractéristiques signées FrancescoVillamena.
No 8.
Jeune vénitienne.
Grand voile de taffetas noir croisé par devant, nouépar derrière ; partie du costume où l’influence espa-gnole se fait sentir. ce Les dames nobles, les gentil-donne n’ont, pour l’ordinaire, point d’autre coiffe quece voile qu’elles savent gouverner adroitement età propos pour faire voir un sein à moitié découvert,sans trouver mauvais que les passants curieux lesregardent sous le nez. »
Les n m 1 et 2 sont empruntés à des suites de figures représentant des comédiens italiens.Les n og 3, 4, 9, 10 et 11 ont été reproduits d’après des estampes de Zachi, publiées à Venise.Les n°* 5 et 6 sont signés des initiales O. L. ; édition allemande.
Le n° 7 est d'après une gravure de Francesco Villamena, élève d’Augustin Carrache.
Le n a 8 appartient aie recueil de Costumes publié par Grasset de Saint-Sauveur.
Voir, pour le texte : Vecellio, Costumes anciens et modernes, Didot, 1829. — L’abbé Delaporte,'le Voyageur françois, 1782. — Baschet, les Archives de la sérénissime république de Venise,1858. — M. Yriarte, la Vie d’un patricien de Venise an seizième siècle, 1874.