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Tome V.
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N° 5.

Costume de ville.

(Le prince électoral de Brandebourg; devenu roi de

Prusse en 1701.)

Sur la grande perruque, le petit chapeau à bords tri-angulaires et garni d’un tour de plumes. Cravate demousseline. Habit à jupe étoffée, fermé vers le basseulement par quelques boutons ; l’épaule droite es*garnie d’un flot de rubans. Justaucorps sur lequelest passé le cordon d’un ordre prussien. L’épée,placée assez bas, est portée obliquement. Bas unis à,coins brodés,

N° 20.

Costume d’hiver.

(Ernest-Auguste, seizième duc de Brunswick-Lune-bourg, premier électeur et duc de Hanovre; 1629-1698.)

Habit à jupe étoffée, largement galonné, et très peuouvert vers l’encolure. Le manchon est porté sans lapasse-caille. Bas couvrant une partie de la culotte quidescend jusqu’au dessous du genou.

Destiné dès sa jeunesse à l’état ecclésiastique,Ernest-Auguste, avant de succéder à son frère Jean-Frédéric, occupa l’évêché d’Osnabruck; il choisitalors Xborg pour résidence et y fit bâtir un superbepalais dans lequel se tint une véritable cour qu’onappela cour laborieuse , parce qu’elle prit part à toutesles affaires du temps.

Ce prince fut un des signataires de la fameuseLigue d’Augsbourg fomentée par le prince d’Orangecontre Louis XIV.

XVIIP siècle .

No 2.

Costume d’été porté par une demoisellede qualité d’Augsbourg,

Augsbourg est une des villes d’Allemagne où les an-ciens accoutrements se sont conservés avec le plusd’obstination. Bien que le costume de cette jeunefille soit empreint d’un cachet bien dix-huitièmesiècle, il s’en dégage néanmoins des souvenirs quisont d’une autre époque. La profusion de dentelleque l’on voit à l’encolure et aux manches courtesdu corsage à pointe, ainsi que la jupe de précieuseétoffe que cette demoiselle de qualité relève légè-

rement pour montrer la seconde jupe, viennent rap-peler les industries qui firent autrefois la prospé-rité de la vieille cité souabe.

N 08 8 et 9.

Habillements berlinois ; époque de Louis XVI.

N° 8. — Thérèse de gaze sur la chevelure poudrée ;petit mantelet; sur la jupe courte, \a&polona%se gar-nie de taffetas.

N° 9, — Arrangement de cheveux se rapprochantde la coiffure a la noblesse. Chapeau garni de plumes etd’un large ruban et bouillonné. Circassienne retrous-sée et garnie de manches à l’espagnole ; voir un autreexemple de cette robe dans la planche ayant poursigne la Bouillotte, France XVIII e siècle.

PERSONNEL DOMESTIQUE OU GENS DE LIVRÉE.

N° 3.

L’heiduque.

On appelait ainsi de certains domestiques vêtus à lahongroise. A l’exemple des magnats qui avaient desheiduques dans leur suite, on les choisissait toujoursde grande taille.

Cet usage existait aussi en France et provoqua,en 1779, une ordonnance royale dont les premièreslignes étaient conçues en ces termes : oc Le roi étantd informé qu’au mépris des ordonnances qui défen-<( dent à, tous domestiques de porter aucunes armes,oc épées, cannes, etc., on en voit tous les jours der-cc rière les voitures ou à pied, connus sous le nom de« chasseurs, heiduques, portant un grand couteau de<( chasse ou sabre pendu à leur côté ; que d’autresoc ont des épaulettes sur leurs habits, ce qui est la0 ( marque distinctive de l'état militaire, » etc.

Le type de l’heiduque survit chez nous; c’est lechasseur que l’on trouve encore dans quelques gran-des maisons.

N° 4,

Le coureur.

Le coureur, toujours muni de la longue canne à pommed’or, aux habits plus ou moins somptueux, précé-dait les carrosses armoriés.

Le terme de coureur n’était pas encore en usageau commencement du dix-septième siècle, bien queles fonctions en fussent remplies par des gens de li-