mais on ignore si, dans la vie civile, elles avaient d’autre marque distinctive qu’une longuerobe de couleur indéterminée avec un capuchon sur lequel, selon l’abbé Gustiniano, figuraitune hache de couleur cramoisie. Existait-il encore des chevalières de la Hache à la fin duXVI 6 siècle ? Nous ne pouvons nous prononcer sur une existence aussi prolongée, lorsque de-puis longtemps la mission primitive était accomplie, qu’en nous en rapportant à l’autoritédes savants spéciaux qui, comme le père Hélyot, ont donné la représentation de cet insignesur un costume ne remontant pas plus haut que cette époque.
On sait assez ce qu’étaient devenus les anciens chevaliers de Rhodes, dits de Malte depuisle XVI e siècle, pour n’y pas insister. Pour la plupart, il ne s’agissait plus, aux XYIl e etXVIII e siècles, que du port de l’une de ces marques distinctives qui, d’ailleurs, n’étaient con-férées qu’à la noblesse. Ceux qui avaient fait leur profession portaient, sur le manteau ou sur lejustaucorps, la croix de toile blanche à huit pointes. Dans la vie civile, on se contentait dujoyau suspendu au nœud de ruban de couleur bleue. Le titre de chevalier de Malte n’étaitplus guère acquis que par les cadets de famille. 11 entraînait l’obligation du célibat; mais onse luisait relever de cette obligation, à Rome, lorsqu’un changement d’état apportait avecl’aînesse un héritage inattendu. L’ordre de Saint-Louis, affecté aux services militaires, futfranchement dégagé, dans son institution même, des us et coutumes de la chevalerie dumoyen âge; il ne devait cependant être conféré qu’à des nobles. L’ordre des Deux épées étaitune récompense de même caractère, mais d’un rang inférieur, spécialement destiné auxvétérans.
(Documents provenant du recueil de de Bar et des ouvrages du père Hélyot et de Sc-hoonebeeksur les costumes des ordres religieux et militaires,')