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Tome VI.
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chement sentir que dans l’année 1794; la notice de la planche la Main en résume les diversesévolutions jusqu’en 1800.

On retrouve les principaux caractères du costume qui se maintint jusqu’au dénouement de laTerreur, dans plusieurs exemples de cette planche. Indépendamment de la dame de Francfort(n° 29) coiffée du bonnet à la laitière et vêtue du caraco du règne de Louis XYI, c’est toujourspour les dames n os 5, 7, 11, IG, 27, 30, 32, 35 et 37, les fichus menteurs, les gorges anglaises ; enfait de robes, celle dite coupée rappelant la redingote, la chemise de tarlatane, les jupes droites,etc., tous vêtements au buste allongé, aux manches étroites et pour lesquels on évitait l’emploide la soie. Comme coiffure, on voit encore chez la dame représentée au n° 27, le bonnet de taf-fetas bouillonné ceint d’un large ruban et garni d’un panache de plumes ; ou bien, comme dansles exemples 16 et 32, ces hauts chapeaux de satin noir couvrant des cheveux légèrementfrisés qui retombent tantôt en catogan, tantôt en chignon en poire (voir la planche la Brosse,France XVIII e siècle) ; c’est aussi ce chapeau-casque garni d’une crinière de cheveux (n° 11),éclos à une époque où les dames françaises n’avaient plus de complaisances, de regards quepour l’uniforme national ; ce sont enfin d’autres figures coiffées du bonnet orné de plumes oudu chapeau de forme ronde (n° 27) également porté par les hommes de la même époque.

Après le neuf thermidor, le luxe reparut ; les modes, régentées par les dames françaises émi-grées à Londres, revinrent sur le continent après avoir été accommodées à l’opulence anglaise.Ijes robes, les ceintures, les couleurs en vogue rappelèrent cette époque où tout était à l'en-fant; les coiffures s’abaissèrent ; la poudre disparut de la tête des femmes et le goût généralfut aux perruques blondes! C’est alors que se firent jour toutes les excentricités des merveilleuseset des incroyables, et que l 'anticomanie, combinée avec Yanglomanie, devinrent la véritable mode.

Les dames allemandes n os 8, 17 et 25 appartiennent à l’époque du Consulat, à un momentoù commençaient à disparaître les cheveux à la Titus et où l’on voyait poindre les coiffures àT Antinous. Le chapeau-bonnet porté par la figure n° 7 est un échantillon de la plus pure an-glomanie.

On vit alors reparaître les robes de soie avec celles de mousseline, de percale et de gaze. Lagénéralité des femmes recevait les modes de celles qui tenaient un rang distingué à la courdu premier consul; celles-ci consultaient les plus célèbres modistes revenues en France, etqui s’étaient faites les conseillères du rédacteur du Journal des modes, La Mésangère.

La nouveauté pénétra dans le costume des hommes à plus fortes doses que dans celui desfemmes.

Les élégants de 1790 avaient abandonné les chapeaux à la suisse que l’on voit dans plusieursde nos figures, les laissant aux soldats ; la tête, poudrée ou non, s’accommoda du chapeau rondà forme élevée, entouré d’un cordon de soie dit bourdalou (voir les n oa 2, 12, 14, 15, 20, 31 et33). L’habit à basques allongées, la redingote demi-carrée (n 09 12, 32, 33, 34 et 37) dispa-rurent pour faire place au frac de drap, effilé par derrière en queue de morue, garni sur ledevant de deux courts revers, qui découvraient la plus grande partie du gilet remplaçant la