tèrenfc leur goût qui détermina un mouvement décisif. La vieille habitude où étaient les fem-mes de confectionner elles-mêmes tous les vêtements nécessaires à leurs proches, alla se perdantpeu à peu. Yers la fin du douzième siècle, la coupe du vêtement des hommes était devenue lagermano-franque.T>ès le début du quatorzième siècle, l’ancien costume se trouve remplacé parle costume allemand. L’originalité propre ne paraît exister réellement en Suède, que dans lefor intérieur de l’homme. Tout au plus signale-t-on que lorsque les Scandinaves connurent lesfins tissus de laine, de coton, de soie, tous importés, on remarqua que les hommes ne se servi-rent de ces étoffes fines pour leurs vêtements, que lorsqu’elles étaient de couleur sombre, griseou brune. Pour les femmes et les enfants, la plupart du temps c’était le contraire ; leurs cou-leurs préférées étaient le vert, le bleu, le rouge, clairs, vibrants. Les Suédoises qui, par ce goût,se seraient déjà distinguées de celui de leurs maris, offrent encore d’autres contrastes. Tousles voyageurs ont parlé de leur beauté, de leurs formes gracieuses et sveltes, de leur tournured’une élégance naturelle. Rien n’égale, selon l’enthousiaste Daumont, l’éclat de leur teint, labeauté de leur chevelure, l’expression de leur physionomie douce et animée. Les dons de lanature, selon ce même auteur, ont été surtout répandus avec profusion sur les femmes d’unecondition inférieure. Ce contraste devient tout à fait piquant, lorsqu’on entend M. LouisEnault s’exclamer : « Comment avouerai-je que la coquetterie féminine reste en Norvège beau-coup au-dessous de la magnificence de la moins belle moitié du genre humain ? »
Les exemples répartis dans nos diverses planches provenant de localités situées dans desconditions fort différentes, d’un bout à l’autre de la surface du pays, il est nécessaire d’enindiquer les grandes divisions régionnaires pour que l’on puisse se rendre compte de la naturedes costumes, selon les nécessités climatériques, et aussi selon la nature des milieux plus oumoins prospères.
Le royaume de Suède, par une répartition qui remonte à l’époque de l’invasion des Ger-mains, se divise en trois régions qui sont, en allant du sud au nord : la Gothie, la Suèdeproprement dite, le Nordland comprenant la Laponie. La Norvège compte également troisdivisions régionnaires; le Sœndenfields, le Nordenfields, le Nordlandens, que l’on désigneencore sous les noms de zone pastorale, zone aride, et zone sauvage.
La Laponie norvégienne, presque toute au delà du cercle polaire est composée du Finmark.La Laponie suédoise, riveraine en grande partie du golfe de Bothnie, prend le nom de Lapp-mark. L’Islande la « terre de glace » se rattache étroitement par sa population au groupeScandinave. On parle le danois dans cette île soustraite à la domination de la Norvège de-puis 1397, mais l’Islandais n’en a pas moins conservé dans toute sa pureté l’ancienne languede* ses ancêtres.
Nos exemples provenant de la, Scanie, du Halland, de Bleldug, de Smaland et de la Westro-gothie, sont de la Gothie ; ceux fournis par la Sudermanie et la Dalécarlie, sont de la Suèdeproprement dite.