DZ
ÉCOSSE
COSTUMES UES MONTAGNARDS. — LES FEMMES.
LE CAVALIER ET SA MONTURE. — ARMES OFFENSIVES ET DÉFENSIVES.
(Ces costumes font suite à ceux des planches CF et CG-.)
N" 2.
Jeune fille du clan Sinclair.
Robe bleue, mélange de toile et de laine, produit dupays. Longue écharpe au breacan du clan, enveloppantla tête et retombant gracieusement en avant. Onfixait autrefois ces pièces d’étoffe sur la poitrine aumoyen d’une broche d’argent, de bronze ou de cui-vre, bijoux qui jouèrent un certain rôle pendant lesguerres civiles ; car les dames affichaient leurs opi.nions rien que par la façon dont les broches étaientposées.
Cette jeune highlander est nu-pieds, pratique trèscommune dans le pays, et qui n’indique aucunementune basse condition.
N° 4.
Homme du clan des Colqhons ; dix-huitième siècle.
"Bonnet plat où se trouve l’insigne végétal du clan. Lacravate est inconnue, mais dans les grandes circons-tances on fait usage d’un petit rabat. Pourpoint garnide boutons de cuivre. Plaid de la plus grande lon-gueur, mis en sautoir et fixé sur l’épaule par unelarge broche d’argent. Les trews (chausses) sont dumême breacan que le plaid ; c’est un haut-de-chaus-ses complet sans solution de continuité. Baudrierauquel est suspendue la claymore à cliabh , c’est-à-dire ayant une garde en panier. Ceinturon à boucle.Chaussures découvertes et lacées sur le cou-de-pied.
N» 6.
Bcmarach ou laitière ; clan des Mac-Nicols.
Cette laitière porte dans sa main le vase cuman objetce qui reçoit le tribut de lait du troupeau ». La prin-cipale particularité de ce costume consiste dans le
ionag ou guailleachan, tartan carré ressemblant àun petit châle et dont l’arrangement et les couleurssont très en vogue chez les Highlanders. La broched’argent, qui fixe ce tartan sur le milieu de la poi-trine, est un des bijoux les plus estimés dans lesfamilles ; souvent d’une grande valeur, il se trans-met à travers les générations.
Cette banarach tient de l’autre main une cordetressée lui servant probablement à porter sur ledos le cuman chargé de lait ; les deux mains tiennentalors le petit taquet fixé à l’extrémité de la corde.
N° 11.
Vieillard du clan des Farquharsons ; combattant de labataille de Culloden (1746).
Ce G-aël, drapé dans son ample tartan, tient dans sesmains la tuagh-cath , grande pique dont le fer est enforme de hache, arme de fantassin des plus redou-tables.
Plaid en sautoir, fheile-beag (jupon) et moggans(bas) au breacan du clan. Jarretières rouges. Souliersà cordons lacés sur le cou-de-pied.
N° 13.
Femme drapée dans un arisaid; clan des Urqharts.
L’arisaid est un plaid hors d’usage aujourd’hui; sonaspect pittoresque rappelle la lein-croich ou chemisecolorée des Irlandais et des Ecossais des vieux âges(voie la planche C F). Ce plaid est d’une longueursuffisante pour envelopper quelqu’un de la tête jus-qu’aux pieds, mais la manière de s’en draper con-sistait, après s’être couvert la tête, à le ramener versla taille où il se trouvait serré par une longue cein-ture de cuir à ornements d’argent.
Cheveux tressés et ornés de rubans rouges à leurs