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Tome VI.
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six à huit litres de cette bière forte accompagnée d’unetrentaine de verres de gin. — Nos deux gaillards quise repassent la pinte devaient être des consomma-teurs de capacité bien proche.

N° 8. — cc Waterman to a coack-stand. j>

C’est le garçon des stations des voitures publiques.Soigner les chevaux, les abreuver, leur donner leurnourriture pendant l’absence momentanée du cocher,tel est le rôle des Watermen ou cc hommes de Veau )).Ils ouvrent la voiture au voyageur, et en fermentla portière ; le cocher, quittant la station, leur donneun sou pour le service. Ces gens, tous pensionnés,portent une plaque de métal où leur numéro respectifest gravé. — Ils enveloppent leurs jambes avec du foinpour les préserver de l’humidité.

N° 9. — (C Oicen Clancey, the Frost-bitten sailor »ou le marin aux jambes gelées } mendiant historique.

Cet Irlandais du comté de Cork étant, en 1814, au ser-vice du capitaine Jones, commandant des Deux-frères,qui fit naufrage dans les eaux de l’Amérique duNord, en revint avec les jambes gelées. Ne pouvantplus désormais gagner sa vie qu’en recourant à lacharité publique, il en avait pris le parti. Yêtu deblanc et de nankin, toujours d’une propreté remar-quable, il cheminait en se soutenant au moyen de jam-bes de bois et de béquilles. Ce gentleman circulaitdans les rues de Londres, où Busby l’a dessiné, en1820.

N° 10» — cc Droverj n conducteur de bétail.

Ces conducteurs accompagnés de chiens, amenant lebétail au marché, et, après l’acquisition par les bou-chers, dirigeant leurs bestiaux vers les divers abattoirs,se montraient souvent cruels pour les animaux quileur étaient confiés. Lorsque en 1814 notre droverfut représenté, il y avait déjà quelques années que, envertu d’un règlement, les conducteurs de bestiauxétaient obligés à porter ostensiblement une plaquenumérotée qui permît de les retrouver lorsque quel-que personne indignée par un acte blâmable trouvaitutile de les dénoncer.

N° 11. — cc Ftsh-woman, » marchande de poissons.

Ce Lorsque ce croquis a été tracé, dit Busby, cettefemme était de passage, \t la marchande criait sonpoisson. 7> On voit que c’était une personne alerte,de celles qui approvisionnaient les villages des envi- |

rons de Londres ; ce qui était une rude besogne, caril leur fallait rarement faire moins de 20 milles parjour. (Voir pl. CI, n° 29.)

N° 12. — cc Postman , » homme de la poste, le facteur

Celui-ci est représenté lorsque, entre cinq et six heuresdu soir, on recueillait les lettres qui, n’ayant pu êtredéposées en temps utile dans les bureaux de quartier,devaient néanmoins être expédiées le soir même. Ilfallait alors qu’elles fussent portées à l’administra-tion générale. Le postman parcourait les rues enagitant une sonnette pour faire l’appel des missivesen retard, et était payé de sa peine par le droit aupence qui lui était dû pour chaque lettre remise danscette tournée supplémentaire ; — habit écarlate, à re-vers et doublure de couleur bleue, cravate blanche

N os 13. — Tête de fortunedeller, la diseuse debonne aventure.

t( La femme âgée, dit Busby qui a tracé ce portrait,était comme beaucoup d’autres du même genre ; ellene pratiquait aucune religion, n’avait reçu aucunbaptême, et ignorait entièrement où et quand elleétait née. x>

N° 14. — cc SdiloTj 5) le marin, le matelot.

« Son chef, dit le texte anglais, le trouve toujours prêtà obéir à ses ordres, quels qu’ils soient; et il est à lafois consolant et glorieux de penser que le succèscouronne, presque toujours, ses efforts. Son huma-nité pour l’ennemi vaincu n’est surpassée que par lecourage déployé dans la victoire ; car aussitôt après,cette main, qui vient de pointer le canon, s’étendpour sauver les victimes qui luttent contre les va-gues, ou se cramponnent aux fragments brisés deleurs navires. » Alwaysl

N° 15. — Tête de pedler ou pedlar t porte-ballecolporteur, petit mercier ou quincailler.

Ce nom vient de pedling, qui signifie de néant, depeu, de petite valeur,

N° 16. — a Shoe blaclc, » le noirclsseur de souliers.

Ce portrait représente Henry Thrale, né en 1760, an-cien apprenti du pénitencier de Saint-Martin, quis’installa vers 1805 et qui figurait encore dans leStrand en 1820 comme un remarquable personnagequi s’était suffi à lui-même en nettoyant les chaus-sures.