jaquette, est un corset très écliancré par devant ;cette échancrure est remplie par un large buse recou-vert de la même étoffe que le corset auquel il est fixépar des rubans de couleur ; l’extrémité supérieuredu buse cache une partie du menton ; de là, pour lespaysannes, l’habitude de poser la main sur la partiesupérieure de cette pièce de leur costume afin depouvoir parler plus aisément. Large cravate de soienoire dont les extrémités ornent le haut du buse.Rubans de soie aux bouts frangés, couvrant entière-ment le corsage et retombant sur les côtés du tablier.Sur une jupe de laine, se trouve la robe, formée decinq aunes d’étoffe; la moitié est cousue en plis siserrés, que ce vêtement, formant maillot, accuse ri-goureusement les parties du corps non recouvertes
par le tablier ; cette robe ne dépasse pas le genou.Pour les fêtes, elle est toujours de soie foncée, et lesbroderies de la partie supérieure, ainsi que l’ourletdu bas, sont garnis de rubans de soie de couleurs.Tablier de soie (que Von remplace par un tablier detoile dans l’intérieur de la maison) à larges plis ettombant un peu plus bas que la jupe ; il est retenupar des rubans qui pendent sous ceux couvrant lajaquette. Bas de coton blanc maintenus par des jar-retières de couleurs placées au-dessous du genou.Souliers plats, sans talons. Par le mauvais temps,les Altenbourgeoises portent des bottes de cuir mon-tant à mi-jambe et garnies de velours à leur partiesupérieure.
N° 13. — Fruitière de Hambourg. — Bonnet d’indienne sur lequel est posé, en bandeau,un fichu empesé dont la pointe se tient droite au-dessus de la tête. Dans cette classe demarchandes, une femme était autrefois regardée comme pauvre si elle avait moins d’unedemi-douzaine de jupes les unes sur les autres.
N° 18. — Jeune fille de Cobourg. — Sur le haut de la tête est fixée une petite calotteornée de grosses perles de verroterie. Chemise à manches bouffantes, recouverte d’un corsageà petites basques. Robe à petits plis. Souliers découverts.
N° 5. — Type d’étudiant de l’université d’Heidelberg ; commencement du siècle. — Cetétudiant, d’allure romantique, a un toquet brodé d’argent ; son abondante chevelure retombesur un col brodé. Avec sa gigantesque pipe de porcelaine, il a bien la tournure particulière àla jeunesse des universités allemandes ; il ne lui manque, indépendamment des balafres derigueur qui décorent habituellement la figure de tout étudiant d’outre-Rhin, qu’une coliche-marde pendue aux côtés de sa redingote brodée et des bottes à l'écuyère dans lesquelles s’en-foncerait son pantalon bleu à bande d’argent.
Les n 0B 1 , 2, 3, 4-, 7, 9, 10, 11, 11, 15, 16, 17 et 19 sont tirés du beau recueil, DeutscheWolkstrachten, de M. Albert Krestchner; Leipzig, 1870.
Les n os 12, 13 et 18 proviennent du recueil de Lantè et Gatine : Costumes féminmsde différents pays ; Paris, 1827.
Les n 0B Ü et 8 font partie du Osteirreich-Ungarn National Trachteu,collection de photographies éditée à Vienne.
Le n° 5 est reproduit diaprés une gravure faisant partie de la collection de costumespubliée au commencement du siècle par Martinet.
Voir, pour le texte : Deutsche Volkstrachten et la Géographie universelle
de M. Elisée Reclus.