verte de feutre attaché avec de forts cordages, sauf une porte en menuiserie ajustée avec sonbâti entre deux claies. Ces demeures se montent en un quart d’heure.
Dans l’intérieur tout est en ordre comme s’il s’agissait d’une longue installation : au mi-lieu, se trouve le grand trépied sous lequel on entretient constamment du feu ; sur ce tré-pied, les Kalmouks posent une marmite dans laquelle s’apprêtent les repas.
Le fond de la tente est occupé par un lit de bois recouvert de plusieurs pièces de feutreet enveloppé dans une ample pièce d’étoffe ; il est surmonté d’une tenture en baldaquin for-mant une clôture de rideaux. Les images des dieux, des coffres renfermant les habits, lesarmes et les selles, des étagères où s’entassent différents objets, des petits bancs servant dotables, des pièces de feutre roulées faisant les fonctions de siège, plusieurs ustensiles suspen-dus autour de l’habitation, telles sont les pièces principales du mobilier, et an premier rang,brille toujours le cuivre du samovar. Les Kalmouks étant boudhistes, on doit ajouter à cesobjets le moulin à prières dont le ronflement continu ressemble à un murmure humain.
La plupart des Kalmouks ont gardé leur ancien costume : il se compose d’un bonnet fourré,d’un hechmet, espèce de justaucorps agrafé depuis la ceinture jusqu’au menton, sur lequel onmet nue houppelande serrée à la taille par une ceinture. Ce dernier vêtement est' fait de toileteinte ou d’une étoffe de soie ou de laine ; le bleu et le vert sont ses couleurs dominantes. Desculottes larges servent aux deux sexes : celles d’été sont faites de toile et celles d’hiver d’uneétoffe de laine ou de peau. La chaussure consiste en bottes de cuir noir ou de maroquin jaune,avec de hauts talons garnis de clous ou d’une plaque de fer. Les pauvres, à défaut de bottes,s’entortillent les jambes avec de la toile ou du drap; l’été ils vont nu-pieds. Les Kalmouksont le pied très petit; habitués dès leur berceau (et ce berceau est une selle) à monter à cheval,ce sont d’excellents cavaliers, mais de très mauvais marcheurs. Les femmes, constammentoccupées des soins du ménage, montent aussi à cheval pour faire la plus petite course.
Les femmes kalmouks portent une longue robe recouverte d’une houppelande; elles ai-ment à se parer de boucles d’oreilles formées d’un simple cercle de métal auquel est attachéun morceau de nacre. Leur coiffure est le riche bonnet de soie doublé de velours, orné d’unelarge bordure retroussée dissimulant complètement l’arrangement des cheveux dont on n’aper-çoit que les longues tresses encadrant le visage.
Ces nomades sont pou délicats sur le choix de leur nourriture : « dans la steppe, le han-neton mêpr »" ‘v ’it un proverbe relatif à leur genre de vie ; mais la chair du mouton
est leur viande préférée et le gigot est le plat rituel lors de la célébration du mariage ; l’osde ce gigot .st conservé dans la tente conjugale comme une chose sacrée.
Doc- ...ent emprunté à l'ouvrage du comte de Rechberg : Les peuples de la Russie, 1812.
Voir gmt, Il ,.due : l'ouvrage du comte de Rechberg. — .!/. Moynet, le Yolga (Tour du Monde,1867). — M. Elisée Reclus, Géographie universelle.